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Crédit photo : Groupe Bernard Magrez
Bernard Magrez
Infatigable entrepreneur
 

Loin de ralentir, on dirait qu’il accélère. A 84 ans, Bernard Magrez fait preuve d’une curiosité intacte envers les progrès de la science et des nouvelles technologies. En 2020, il a créé un incubateur de startups au château Le Sartre à Léognan, propriété qu’il a acquise en 2017, puis rénovée pour y accueillir une cinquantaine de ces jeunes pousses. « Il y a tout ce qu’il faut pour ceux qui veulent travailler tard la nuit » explique-t-il.

En fin d’année, Bernard Magrez a dévoilé la liste des premières dix entreprises sélectionnées pour entrer dans son incubateur. Pourquoi un tel investissement ? Parce qu’il estime qu’il est de la mission des entreprises d’en aider d’autres à réussir. Par intérêt aussi. Il veut être le premier, « pas le deuxième ni le troisième », à repérer les technologies grâce auxquelles il restera rester leader dans le monde du vin, un secteur où il juge la compétition internationale « colossale ».

Dans le même esprit, en 2017, il a créé le pôle scientifique Bernard Magrez. « Nous y menons 42 recherches différentes. Grâce à cela, nos collaborateurs font des progrès. Ils trouvent toujours un élément nouveau qui les intéresse, les passionne » explique-t-il.  Au menu : drones, tracteurs électriques, robots, barriques connectées pour suivre la consume... Qu’est-ce que l’épate le plus ? La capacité des drones à détecter des attaques de mildiou avant l’apparition des taches. « Je suis tellement étonné du travail qui peut se faire. Dans trois ans, on analysera la couleur des grappes sous le feuillage pour savoir si elles sont mûres » prévoit-il.

Pas surprenant qu’il n’ait pas l’intention de ralentir.

 


Bertrand Collard