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Crédit photo : Guillaume Bonnaud.
Laurent Cassy
Le grand rassembleur
 

Dans l’Entre-Deux-Mers, il cultive les 50 hectares de vignes des châteaux Chillac et Quillet en agriculture biologique et biodynamique, 35 hectares de céréales, s’occupe de trois gîtes, préside deux CUMA, dont il est également trésorier, siège au conseil d’administration de l’organisme de défense et de gestion de l’appellation Bordeaux, à celui des Gîtes de France, et est membre du Mouvement de l’agriculture biodynamique (MABD). Mais lorsque l’on demande à Laurent Cassy quelle est sa plus grande fierté, c’est à son épouse et à ses deux filles qu’il pense en premier.

Grâce à leur soutien, il a pu accepter la présidence du syndicat des vignerons bio de Nouvelle-Aquitaine en mai 2019. L’occasion parfaite pour « réunir tout le monde autour d’une table, bios ou pas, et de trouver le moyen de rééquilibrer le marché des vins de Bordeaux ». Pas question pour autant de tout mélanger. Quand Bernard Farges, le président du Conseil Interprofessionnel du Vin de Bordeaux (CIVB), a proposé cet été la mixité bio/conventionnel dans les exploitations pour sortir de la crise, Laurent Cassy n’a pas hésité à monter au créneau. « La mixité "sans bornes", c’est à nos yeux la voie de la facilité. Nous préférons l’authenticité d’une démarche exigeante », a-t-il retorqué au président de l’interprofession, lui rappelant que le succès de la bio repose sur la confiance que lui porte le consommateur. C’est désormais avec le ministère de l’Agriculture qu’il est en négociation. Laurent Cassy fait son possible pour que tous les viticulteurs obtiennent le droit de lisser le cuivre sur sept ans.

 


Marion Bazireau