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Crédits : Cacolac

Christian Maviel
Le metteur de vin en canette
 

Il en est persuadé : la cannette est un emballage d’avenir pour le vin au même titre que le Bib, il y a 30 ans. En misant sur ce contenant, « ma seule ambition, c’est d’amener de nouveaux consommateurs et des jeunes, à découvrir et à apprécier cette boisson qu’est le vin », explique Christian Maviel, propriétaire et PDG de Cacolac, qui a annoncé en 2020 investir 2 millions d’euros dans une chaîne de tirage du vin en cannettes.

A 50 ans, Christian Maviel dirige une entreprise de 49 personnes fondée par sa famille, qui l’a vendue en 2011, mais qu’il a rachetée en 2015. C’est dire s’il y tenait. « Je suis monté la première fois dans un camion Cacolac à l’âge de 3 ans, raconte-t-il. À partir de 13 ou 14 ans, j’y ai travaillé tous les été ». Quant à son lien avec le vin, il tient à son oncle qui possédait une propriété à Pompignac, à côté de chez ses parents, et à des amis œnologues, qui lui ont « ouvert des horizons, pas forcément à Bordeaux ».

Dès 1996, son père tente de tirer des vins en canette. L’expérience tourne court, car les vins cassent dans ces contenants, qui étaient en acier à l’époque. Mais l’idée reste. En 2012, lors d’un dîner avec un de ses amis œnologues, il se dit qu’il faut retenter l’expérience. Cette fois, il dispose de canettes en aluminium avec une double couche de vernis. Son ami vient l’auditer à sa réception de vrac et sa ligne de tirage, puis lui fait des recommandations pour éviter contaminations et oxydation.

Aujourd’hui, l’embouteillage de vin en cannettes est une prestation de service qui représente 15 % de ses 19 millions d’euros de chiffre d’affaire. Et il investit pour continuer à développer cette activité.

 


Bertrand Collard