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Véronique Hombroekx
La réponse du berger aux CMR

Photo : BPR.
Pour une novice dans le monde du vin, cela s’appelle prendre le bélier par les cornes en berger aguerri. Prenant au printemps 2018 la direction des vins de marque de Baron Philippe de Rothschild (BPR, ou la baronnie pour les intimes), Véronique Hombroekx a immédiatement porté des objectifs presque révolutionnaires pour la première marque des vins de Bordeaux à l’export : bannir dès 2018 les pesticides classés Cancérigènes Mutagènes et Reprotoxiques (CMR) des cahiers des charges de ses apporteurs (300 contrats triennaux pour 1 500 hectares de vignes).
Si les orages de grêle et la pression mildiou n’ont finalement permis de réaliser cet objectif que pour 75 % des approvisionnements de Mouton Cadet, le message est bien enregistré par les apporteurs : BPR ne veut plus de résidus de phytos dans ses vins. Qu’il s’agisse de CMR en particulier, et de phyto en général.
Les analyses répétées de l’UFC Que Choisir ne sont probablement pas étrangères à la volonté d’exemplarité de Véronique Hombroekx, mais ses aspirations environnementales vont plus loin. La marque Mouton Cadet est désormais focalisée sur la certification de 100 % de ses vins en Haute Valeur Environnementale (HVE) à l’horizon 2020. Un label qui doit confirmer les valeurs de Mouton Cadet aux consommateurs, et générer de la valeur ajoutée pour ses producteurs. Affirmé, ce parti pris répond aux attentes sociétales actuelles. Tout en désignant une direction d’avenir à un vignoble girondin qui joue encore systématiquement le rôle de bouc émissaire en matière de phytos.
Rédacteur : Alexandre Abellan.