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La cave de Marseillan vendange dans son nouveau chai circulaire
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Vision 360
La cave de Marseillan vendange dans son nouveau chai circulaire

Le premier chai entièrement circulaire est sorti de terre à Marseillan. Visite d’une cave hors norme.
Par Claire Furet-Gavallet Le 14 septembre 2020
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La cave de Marseillan vendange dans son nouveau chai circulaire
Le chai circulaire de la cave coopérative de Marseillan est équipé des dernières technologies en matière de vinification. - crédit photo : DR
C

e vendredi 21 Août, c’est l’effervescence à la réception. 400 tonnes de sauvignon doivent arriver dans la matinée. Pierre-Yves Rouillé, directeur de la cave et Florian Masson, maitre de chai s’affairent sur les deux quais de réception de leur nouvelle cave.

Deux quais à 70 tonnes/heure chacun

La nouveauté de la réception : deux quais vibrants. Ils servent à bien séparer les jus, qui coulent dans une cuve dédiée, des baies. Bien utile cette année où les sauvignons en libèrent beaucoup. Les baies passent ensuite dans un égrappoir. « Beaucoup de bennes arrivent encore avec des débris végétaux en tout genre, feuilles, bois, bouts de rafles. L’égrappoir nous sert à les séparer des raisins à moindre coût qu’avec machines de tri .» justifie Pierre-Yves Rouillé

Situés à une vingtaine de mètres des quais de réception, à l’intérieur de la cave, cinq pressoirs de 320 hl attendent la vendange : trois Pera provenant de l’ancienne cave et deux nouveaux pneumatiques Bucher Vaslin combiné au système Inertys. « Sur cette nouvelle réception, nous voulions limiter à tout prix la trituration des raisins et refroidir la vendange rapidement, explique Pierre-Yves Rouillé.

Aujourd’hui, le raisin est acheminé au pressoir par de courtes trémies de pompage. Le jus s’écoule dans les cuves d’écoulage qui se trouvent juste à côté et légèrement en dessous des pressoirs, pour qu’ils s’y égouttent par gravité. « Sur nos 50 pompes, nous en avons gardé seulement 25, rapporte, ravi, Pierre-Yves Rouillé. Nous attendons un saut qualitatif important de tous ces changements. »

Pour refroidir rapidement les raisins avant pressurage, des échangeurs tubulaires font le lien entre les quais et les pressoirs. La cave de Richemer produit 65% de blanc et 25% de rosé, le froid est donc un des outils les plus attendus par l’équipe technique. « Maintenant que nous avons du froid sur toutes les cuves, nous allons fortement l’utiliser, donc la facture d’électricité va probablement monter par rapport à l’ancien site ! » indique Pierre-Yves Rouillé.

Une cave ergonomique à 360°

Lors de la conception du projet, le directeur technique et le maitre de chai souhaitaient une cave plus ergonomique, nécessitant moins de déplacements, tout en étant en capacité de recevoir 110 000 hl, soit 30 000 hl de plus que leur production actuelle. « Nous avons été séduits par la conception circulaire que nous a proposée Ingévin », se souvient Pierre-Yves Rouillé.

Direction le point central où se trouve la centrifugeuse, la zone de filtration avec deux filtres tangentiels Della Toffola et les bureaux de l’équipe technique. Depuis ce point, tout le chai est visible à 360°. Pressoirs, cuves d’écoulage, cuves de vinification des blancs et rosés, cuves de macération des rouges, zone de mise en bouteille : on a l’œil sur tout, y compris sur les accès extérieurs, dont celui dédié aux livraisons. « C’est très pratique puisqu’on peut surveiller toutes les opérations et aller facilement partout en très peu de temps apprécie Florian Masson. « Il y a 40 mètres maximum du centre au bout de la cave, sauf pour aller au quai de réception, légèrement décalé. Ça nous change beaucoup ! C’est confortable. Pour l’instant nous courons partout car tout est nouveau mais je suis convaincu que nos jambes seront moins fatiguées une fois que nous aurons pris pleinement possession des lieux » confirme Pierre-Yves Rouillé.

Autre changement : le réseau de tuyauterie. Tous les tuyaux et raccords sont désormais en diamètre 70, pour être branchés directement sur les citernes alors qu’ils étaient auparavant en 60. Par ailleurs, « nous ne voulions plus voir de spaghettis dans les allées. Nous ne voulions pas non plus de tuyauterie entièrement fixe car c’est impossible à nettoyer » explique Pierre-Yves Rouillé. Le résultat est un réseau semi-fixe de tuyaux en inox situé le long des allées, en bas des cuves, interrompus sur 50 cm entre chaque cuve. « Nous avons simplement à raccorder les sections fixes entre elles avec des petits tuyaux souples pour établir notre réseau. C’est plus ergonomique », explique le directeur. « C’est beaucoup plus simple d’utilisation. Le personnel saisonnier devrait être plus rapidement opérationnel car ces branchements sont intuitifs », ajoute Florian Masson. Un personnel saisonnier réduit d’un tiers cette année en raison des difficultés de recrutement mais surtout, parce la cave devrait nécessiter moins de main d’œuvre grâce à sa conception.

 

De gauche à droite : Rémy Paquentin, directeur d’Ingévin, Pierre-Yves Rouillé, directeur de la cave Richemer et Florian Masson, maitre de chai


 

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