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Sylvie Malembic-Maher
En lutte contre la flavescence dorée

 
Crédit photo : DR

L’une des principales qualités de Sylvie Malembic-Maher est sa bienveillance et le respect qu’elle a pour ses collaborateurs. D’entrée de jeu, elle nous fait part de sa gêne à être mise en avant alors qu’elle travaille avec une équipe d’une dizaine de personnes. Microbiologiste de formation, Sylvie Malembic-Maher a été recrutée en 2005 à l’Institut National de la Recherche Agronomique de Bordeaux pour travailler sur les phytoplasmoses de la vigne, flavescence dorée et bois noir en tête. Depuis, au sein de l’Unité Mixte de Recherche Biologie du Fruit et Pathologie (INRA, Université de Bordeaux et Institut des Sciences de la Vigne et du Vin), elle met tout en œuvre avec son équipe pour améliorer les connaissances sur la flavescence dorée et aider la filière à mieux lutter contre la maladie.

Leurs principales découvertes : le fait qu’il existe plusieurs types de souches de flavescence dorée plus ou moins épidémiques, ce qui a permis la mise au point d’un outil de diagnostic génétique pour savoir à quelle souche on a affaire dans les vignobles ; la mise en évidence de plantes réservoirs de la maladie telles que l’aulne, la clématite ou les vignes ensauvagées ; et le fait que les cépages sont inégaux face à la flavescence, certains (merlot, syrah et magdeleine noire des Charentes) étant moins sensibles que d’autres… Désormais les chercheurs s’attachent à caractériser le déterminisme génétique de la moindre sensibilité des cépages pour améliorer la sélection variétale. Ils travaillent aussi sur les facteurs de virulence et de transmission des phytoplasmes par les cicadelles.

 


Christelle Stef