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44 millions d’hl pour la vendange française 2022
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Estimations confirmées
44 millions d’hl pour la vendange française 2022

Après la faible récolte 2021, la production repartirait à la hausse de 16% et retrouverait son niveau moyen depuis 2017. La Champagne, le Jura et le Sud-Est s’en tirent particulièrement bien, contrairement à Cognac et aux vignobles du Sud-Ouest.
Par Marion Bazireau Le 07 septembre 2022
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44 millions d’hl pour la vendange française 2022
Avec de belles sorties de grappes, les vendanges démarrent actuellement à Cognac. - crédit photo : Alexandre Abellan (Vitisphere)
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u 1er août 2022, l’Administration estimait la vendange entre 42,6 et 45,6 millions d'hectolitres, à un niveau supérieur de 13 à 21% par rapport à la faible récolte de 2021, à 37,8 millions d’hectolitre, marquée par un gel de printemps historique.

Les Services de la Statistique et de la Prospective (SSP) ont affiné leurs pronostics et tablent ce 1er septembre sur une production viticole à 44,0 millions d'hectolitres, soit 16% de plus qu’en 2021 et 3% de plus que sur la moyenne des années 2017 à 2021. 

Cette année, les épisodes de gel au printemps, puis de grêle ont touché essentiellement les vignobles du Sud-Ouest et des Charentes. Le déficit de pluie à partir du printemps et les fortes chaleurs à l’été ont par ailleurs réduit les volumes attendus dans plusieurs bassins.

« Néanmoins, après la récolte très faible de 2021, la production repartirait à la hausse sur un an dans la quasi-totalité des bassins viticoles. Seuls les vins destinés aux eaux de-vie seraient à la baisse. La vendange dépasserait même la moyenne des récoltes 2017-2021 en Champagne, dans le Jura et le Sud-est » précise FranceAgriMer.

Un beau millésime dans plusieurs régions

En Champagne, le gel d’avril a peu touché le vignoble. Les pluies en juin ont permis une bonne recharge des sols. Les vendanges ayant commencé fin août, le potentiel de production agronomique initialement prometteur se confirme, se situant 33% au-dessus du niveau moyen 2017-2021, à 3 100 000 hl.

Dans le Jura, la production s’annonce également prometteuse en volume, 227% supérieure au niveau de 2021, millésime marqué par le gel dévastateur. Avec 110 000 hl, la région devrait rentrer 56% de raisins en plus que sur la moyenne des 5 dernières années.

Dans le Sud-Est, les vendanges ont démarré fin août, en avance de 10 à 15 jours. Les précipitations d’août ont été bénéfiques, notamment au vignoble du Vaucluse, où l’état sanitaire s’est maintenu, débouchant a priori sur un volume de 5 648 000 hl, 18% plus haut que l’année passée. FranceAgriMer note une petit bémol dans le nord de la zone, où le potentiel initial très prometteur se réduit avec le prolongement de la sécheresse.

En Corse, la production rebondirait sur un an de 5% et de 6% par rapport à la moyenne quinquennale.

Les vignerons de Bourgogne vont aussi faire le plein. Plus au sud, dans le Beaujolais, après une floraison réussie, le potentiel initialement prometteur est réduit par la sécheresse et la grêle. Ces deux régions réunies devraient vinifier 2 325 000 hl, en hausse de 5% par rapport à la moyenne quinquennale.

Mieux qu’en 2021 en Alsace, Val de Loire, Bordeaux et Languedoc-Roussillon

Dans tous les autres bassins viticoles, la vendange 2022 s’annonce plus faible que la moyenne 2017-2021. En Alsace, les pluies d’août n’ont pas comblé le déficit des rendements, affectés par une sécheresse prolongée depuis le printemps. La production devrait se situer 11% au-dessus de la moyenne quinquennale mais 11% en dessous du millésime passé. Même chose en Savoie, où la sécheresse a pesé également sur les rendements.

Dans le Val de Loire, les premiers rendements en jus sont inférieurs aux attentes. Le gel d’avril, puis la grêle en juin ont affecté localement certains vignobles. Avec 2 463 000 hl, la production gagnerait 35 point sur 2021, mais resterait 1% à la moyenne quinquennale.

En Languedoc et Roussillon, où les toute premières vendanges ont débuté fin juillet, l’accentuation de la sécheresse réduirait la taille des baies et les volumes attendus, malgré des précipitations tardives, notamment dans le Gard et le Roussillon. L’Administration prévoit 12 072 000 hl, en hausse de 25% par rapport à 2021 et de 5% par rapport à la moyenne.

Dans le Bordelais, le gel d’avril, puis la grêle en juin ont touché 10 000 ha. Les vendanges ont démarré précocement, à la mi-août pour les blancs. Pour les rouges, les baies sont petites, ce qui augure d’une production en retrait par rapport au niveau moyen quinquennal de 2% mais qui reste supérieure de 12% à 2021.

Charentes et Sud-Ouest en queue de peloton

Les Charentes et le Sud-Ouest sont les deux seuls vignobles dans lesquels la récolte ne devrait ni dépasser celle de l’année passée, ni la moyenne quinquennale. A Cognac, si les raisins grossissent normalement malgré le manque d’eau, le vignoble a fortement été impacté par la grêle en juin. 8 872 000 hl y sont envisagés, en recul de 8% par rapport au dernier millésime et de 2% par rapport à la moyenne.

Dans le reste du Sud-Ouest, le prolongement de la sécheresse amoindrit la production. « A cela s’ajoutent le gel qui a notamment touché l’Armagnac et la grêle qui ont fortement endommagé certains vignobles ». La récolte serait inférieure de 3% à celle de 2021, et nettement inférieure au niveau moyen quinquennal, à -8%.

Bien sûr, « ces prévisions ne peuvent prendre en compte les évènements susceptibles de survenir dans les prochains jours, et l’affectation des vins entre les différentes catégories ne sera connue plus précisément qu’au moment de la déclaration de récolte » conclut l’Administration.

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