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Petits rendements confirmés mais belle qualité pour les vins du Beaujolais
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Après 5 jours de récolte
Petits rendements confirmés mais belle qualité pour les vins du Beaujolais

Les vendanges débutées le 17 août battent leur plein cette semaine. Si le rendement manque, le profil solaire des raisins et premiers moûts fait le bonheur des vignerons.
Par Marion Bazireau Le 23 août 2022
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Petits rendements confirmés mais belle qualité pour les vins du Beaujolais
Le Château Portier a lancé ses vendanges à Moulin à Vent dès le 17 août, jour de la levée du ban. - crédit photo : Denis Chastel-Sauzet
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Les raisins étaient aromatiques. Les degrés et acidités étaient bonnes et les pépins bien marrons, avec un goût de noisette » témoigne Denis Chastel-Sauzet, propriétaire des 20 hectares du Château Portier, à Romanèche-Thorins.

Membre du réseau maturité, il a envoyé ses coupeurs dans de jeunes parcelles de gamay dès le 17 août, jour de levée du ban des vendanges en AOC Beaujolais et Beaujolais Villages.

2022 est l’année la plus précoce que le Château Portier ait connue. « Même en 2003, je n’avais commencé que le 25 août. Je me base beaucoup sur la dégustation et la maturité phénolique des baies et elle n’y était pas ».

Au Château de Pizay, à Belleville-en-Beaujolais, Romain Schneider a aussi déclenché les vendanges le 17. « Nous avons commencé à la machine. Mon équipe n’arrive que ce lundi ». Comme son confrère, le directeur a choisi de rentrer les raisins des jeunes vignes, ayant le plus souffert de la sécheresse.

Sur ses 8 premiers hectares encuvés, Romain Schneider estime un rendement compris entre 35 et 40 hl/ha. « Le coup de chaud de la semaine du 8 août n’a pas aidé, même si le chardonnay semble avoir mieux résisté ».

Grêle, chaleur et sécheresse

« La récolte nous achemine vers un rendement inférieur d’environ 23 % par rapport à la moyenne de ces 5 dernières années » indiquent les services de l’interprofession des vins du Beaujolais. La faute aux épisodes de grêle très localisés qui ont touché 400 hectares de vignes en juin dernier ainsi qu’aux vagues de chaleur et de sécheresse.

Quelques orages ont arrosé le vignoble à partir du dimanche 14. « Je n’avais jamais été aussi content de voir la pluie » assure Denis Chastel-Sauzet. Les raisins qui se ramollissaient en ont tout de suite profité et se sont raffermis. Le beau temps de retour depuis jeudi, le vigneron va désormais suivre de près l’évolution de l’état sanitaire du chardonnay.

Seuls 10 mm sont tombés sur les sables enherbés du Château de Pizay. « Mais je vais également vite rentrer du chardonnay pour des questions logistiques en cuverie » explique Romain Schneider. En fin de semaine, ses équipes s’attaqueront au morgon.

La qualité est là

Pour l’heure, si le rendement manque, la qualité est là. « Nous sommes sur le profil classique d’un millésime solaire. Les raisins sont gourmands et ont pour l’heure garder des teneurs correctes en sucres, avec 12,5% d’alcool potentiel pour les premiers gamays, des pH corrects, et des acidités totales entre 5 et 6 g/L d’H2SO4 ».

Le Château de Pizay comptant 85 hectares, Romain Schneider va faire le nécessaire pour éviter la surmaturité sur ses raisins vendangés le plus tard. Même stratégie au Château Portier, où Denis Chastel-Sauzet se réjouit de voir la pellicule épaisse de ses raisins et de déguster des jus puissants en bouche.

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