LE FIL

Artaban, Floreal, Vidoc et Voltis

4 cépages résistants s'ouvrent un raccourci vers le vignoble AOC

Jeudi 24 juin 2021 par Alexandre Abellan
Article mis à jour le 28/06/2021 16:20:12

Pour Christian Huyghe, les Resdur répondent à l’« objectif de faire de la France la référence de la production de vin à faible impact environnemental ». Ce matériel offre une « rupture majeure, comme on n’en a pas vu depuis longtemps, avec les matériels résistants au phylloxéra. »
Un office européen juge que les quatre variétés résistantes au mildiou et à l’oïdium obtenues par la recherche française appartiennent au taxon des Vitis vinifera. Ce qui pourrait permettre de les implanter rapidement dans le vignoble d’appellation. Une seule certitude : le sujet fait débat.
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VOS RÉACTIONS
Pierre Le 29 juin 2021 à 09:13:26
Bonjour, Toutes ses discussions n'ont aucun intérêt. Ce sont des variétés il font du vin qui bien vinifié est agréable à boire … Par contre la vrai question je cultive Floréal en Bourgogne en Vosne-Romanée : pourrais-je avoir l'appellation ? non en l'état. Donc les Resdur ne pourront se développer que s'ils sont reconnues par les Cahiers des Charges. Et par extension (1) qu'en est-il des Hybrides Producteurs Directs qui eux aussi sont souvent résistants ? Et par extension (2) les cépages Vinifera traditionnels sont sur porte-greffe (Hybride) quand est-il des Resdur, sont-il franc de pied ?
Roncin François, ancien délégué national de l'INAO à la recherche et l'environnement Le 26 juin 2021 à 07:03:26
Je soutiens avec force la position scientifique de Jean Michel BOURSIQUOT: il est plus facile de modifier la réglementation des AOP que de tordre les règles de la classification botanique. Les vitis vinifera sont un écotype du genre vitis et non une espèce. Il faut en respecter l'histoire et la diversité de son patrimoine génétique dont on ne connaît pas encore tout, et ne pas y inclure des cépages qui incorporent des gènes étrangers à cet écotype, même en proportion infime... La commission technique viticole de l'INAO entre 2000 et 20006 s'est intéressée au sujet en lien avec l'INRA de Colmar (Christophe Schneider) et l'équipe de J. M. Boursiquot: elle a remis un rapport favorable à ce que les AOP s'intéressent positivement au sujet des "resdur" et ne les assimilent pas aux OGM. Ce rapport a été approuvé par le Comité national en 2009-10. Il était clair dans l'esprit d'alors qu'il ne s'agissait pas de modifier la classification botanique, mais de modifier la réglementation des AOP en élargissant les variétés admises en AOP à des variétés sélectionnée et déterminée, mais non strictement vinifera. Il est à noter que le fondateur des AOC, Joseph Capus en personne, a écrit que le respect des usages ne signifiait en rien le refus des progrès scientifiques dès lors qu'ils allaient dans le sens de la qualité respectueuse des terroirs. Dans une série d'articles consacrés à la reconstitution des vignobles d'AOC après la guerre en 1945-46, Pierre Bréjoux, alors responsable technique de l'INAO, et toujours sous la présidence de Joseph Capus, a écrit qu'il ne fallait pas considérer que les cépages traditionnels étaient inamovibles et qu'il fallait être ouvert à leur amélioration par la sélection des greffons (On ne parlait pas encore de sélection clonale) et aux innovations variétales dès lors qu'elles respectaient les caractéristiques originales d'une AOC... La position actuelle des responsables de la viticulture d e l'INRAE et celle de l'OCVV est une position opportuniste et non scientifique pour éviter d'aborder la question d'une modification de la réglementation des AOP, domaine plus politique que scientifique et qui n'est sans doute pas de leur compétence: comment alors qualifier une telle attitude? Il n'est bien sûr pas question de s'opposer à l'adoption de ces cépages pour les AOP qui les jugeraient conformes à leurs qualité typique, bien au contraire. Mais de grâce respectons la classification botanique: encore une fois il est plus facile de modifier un règlement que de fouler aux pieds cette classification .
Carbonneau Alain Le 25 juin 2021 à 10:21:02
Suite à ma dernière réaction, cet article me donne l'occasion de préciser deux points: - L'exigence absolue de transparence sur le patrimoine génétique des variétés, et en cela, je soutiens totalement la position de Jean-Michel Boursiquot qui je crois est aussi celle de l'OIV. - Le niveau qualitatif insuffisant des premières inscriptions des variétés issues du programme Resdur - lequel n'est pas remis en cause en tant que producteur de génotypes résistants - et malheureusement l'outrecuidance des personnes qui les destinent aux AOP: l'exemple d'Artaban est insoutenable!
MG Le 24 juin 2021 à 18:12:34
De l'audace, encore de l'audace, toujours de l'audace comme disait Danton.
Delattre François Le 24 juin 2021 à 16:38:52
Les points essentiels ne sont-ils pas d'obtenir des cépages vont ravir à la fois le viticulteur, et le consommateur in fine sans duper ni l'un, ni l'autre ? Ce qui est classé en AOP ou en IGP à son intérêt au regard de ce très complexe classement qui évolue d'ailleurs très bien, mais ne pourrait-on pas créer à juste titre une Indication d'Innovation Viticole (IIV) et qui précisera les qualités et la raison pour laquelle ce ne sera pas classable en AOP ? Ensuite avec l'expérience "gustative" il sera peut-être possible d'avancer si les RES permettent aussi de limiter certains traitements nocifs pour la santé publique. Bravo, les experts et spécialistes pour l'élaboration des avancées, mais laissez les principaux intéressés donner leur avis et des idées pour faire que vos recherches deviennent nobles et récompensent vos efforts communs. Arrêtez un moment vos querelles intestines pour vous recentrer sur l'intérêt de ceux qui consommeront les vins élaborés avec ces 4 cépages en assemblage ou en mono-cépage ,ou pas, mais seront heureux de voir que le progrès sert à l'humanité et pas à quelques intérêt financiers, voire à flatter quelques égaux démesurés.
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