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Cognac veut planter 3 129 hectares de vignes, Bordeaux 1,5 ha
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En 2023
Cognac veut planter 3 129 hectares de vignes, Bordeaux 1,5 ha

Le dernier conseil de bassin viticole de la Nouvelle Aquitaine témoigne des dynamiques très différentes entre vignobles voisins.
Par Alexandre Abellan Le 11 novembre 2022
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Cognac veut planter 3 129 hectares de vignes, Bordeaux 1,5 ha
Adoptées localement par le conseil de bassin, les demandes de limitation des plantations nouvelles doivent désormais être étudiées par l’Institut National de l’Origine et de la Qualité (INAO) et FranceAgriMer (via son conseil spécialisé vin), avant d’être validées par un arrêté interministériel. - crédit photo : Préfecture de Bordeaux
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ne réunion, deux ambiances. Les conseils de bassin viticole Bordeaux-Aquitaine et Charentes-Cognac se sont réunis ce 9 novembre en Gironde, étudiant notamment les demandes de limitation des plantations nouvelles de vignes pour l’an prochain. Soutenant le développement de l’eau-de-vie charentaise, « pour le bassin Charentes-Cognac, la croissance du vignoble sera limitée à 3129 hectares pour l'AOC Cognac, 1 hectare pour l'AOC Pineau des Charentes, 100 hectares pour l'IGP Charentais et 35 hectares pour les VSIG ». À l’inverse pour les vins rouges bordelais, « afin d'éviter les risques d'offre excédentaire et de dépréciation de ces appellations, la croissance de ces vignobles sera limitée en Gironde à 1,5 hectare pour la plupart des AOC et 1 hectare pour les VSIG ; à 100 hectares en AOC de la Dordogne, l'appellation Côtes de Duras et l'IGP Périgord, et enfin à 8 hectares pour l'IGP Atlantique » indique un communiqué de la préfecture de la région Nouvelle-Aquitaine, dans la lignée des demandes déposées l’an passé.

Alors que les demandes d’arrachage se cristallisent dans le vignoble bordelais, lors de cette réunion « les professionnels de la filière des vins de Bordeaux ont précisé qu’ils travaillent activement à un plan filière de sortie de crise à l'échelon national. Les propositions concerneraient des aides conjoncturelles de crise de court terme mais aussi des leviers de moyen terme tels des outils de régulation, le développement de la contractualisation » indique la préfecture.

Approvisionnement en gaz

Poursuivant son plan de développement de sa production, la filière charentaise s’inquiète pour sa part des risques de coupure de son approvisionnement de gaz alors que se déroule la campagne de distillation du millésime 2022 pour les cognacs et pineaux. « Des arbitrages pourraient avoir lieu cet hiver en cas de pénurie et les filières eaux-de-vie de Charentes sont revenues sur leurs spécificités et contraintes en matière de distillation en vue d’anticiper tout impact négatif sur la production et les marchés » rapporte la préfecture, notant que « les deux appellations ont également ré-affirmé la priorité donnée à la R&D et les expérimentations actuellement en cours au sein de la filière Cognac avec notamment l’adoption d’équipements permettant d’améliorer l’efficacité énergétique de la distillation » (par exemple à la vapeur, avec de premiers tests encourageants).

 

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