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Un beau millésime pour les vendanges tardives
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Vins liquoreux
Un beau millésime pour les vendanges tardives

En Anjou, en Alsace, ou à Sauternes, les vignerons cueillent leurs derniers raisins botrytisés. Ils se réjouissent de leur qualité et du déroulé des vinifications.
Par Marion Bazireau Le 19 octobre 2022
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Un beau millésime pour les vendanges tardives
La pourriture noble est au rendez-vous dans la plupart des vignobles producteurs de liquoreux. - crédit photo : CIVA
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es amateurs de vins liquoreux vont pouvoir remplir leur cave du millésime 2022. « Nous avons fait notre meilleure récolte depuis cinq ans sans gel, ni grêle, ni mildiou ». Installé au domaine de la gauche sur 1,5 hectare en bordeaux supérieur et 4 en sauternes, Eric Négrou vient de terminer ses vendanges tardives.

« Je suis un des premiers car je fais des vins un peu moins sucrés pour plaire à mes clients. J’ai fait cinq passages depuis la fin septembre et je suis contente que tout soit au chai, car l’état sanitaire du vignoble est en train de se dégrader ».

A Val-du-Layon, dans l’Anjou, l’arrivé d’humidité, de brouillard et d’un vent du sud qui ne sèche pas les raisins sonne également fin de la récolte. Au domaine des Forges, où un quart des 50 hectares sont dédiés au liquoreux, Stéphane Brancheteau a rentré ses derniers chenins dorés ce mercredi. « J’en ai pressé 50 hl par jour pendant 10 jours consécutifs. J’ai atteint les 17 voire 18 degrés d’alcool potentiel sans trop trier ».

Le vigneron goûte des jus très fruités. « Il n’y a un pas énormément d’acidité, entre 3 et 4,5 g/L mais ce sera un très beau millésime comme en 2003, sans lourdeur et avec un bon potentiel de garde ».

Pas de difficultés fermentaires

Sans qu’il ne puisse l’expliquer, Stéphane Brancheteau voit ses vinifications facilitées par le retour d’un temps mitigé. « Le froid matinal facilite la tâche des levures. Et si des fermentations mettent du temps, je ne m’inquièterai pas. Nous faisons attention à l’hygiène de la cave et n’avons plus connu de problèmes de volatile depuis 1995 ».

Cette année, la météo a également permis à la coopérative de Turckheim de vinifier des liquoreux. « Nous avons plus de chance que nos voisins d’Eguishem, avec un beau développement de pourriture noble grâce au brouillard du matin et au soleil de l’après-midi » témoigne Daniel Gerold, œnologue et responsable de la cave alsacienne.

Les adhérents ont vendangé les premiers pinots gris à 17 degrés d’alcool potentiel il y a deux semaines en prenant le temps d’expliquer aux cueilleurs comment bien séparer les raisins sains des raisins présentant des notes d’acétique ou attirant les mouches. « Ils rentrent en ce moment le gewurztraminer et devraient terminer la semaine prochaine avec les rieslings ».

Les fermentations sont assez lentes mais régulières, avec une perte moyenne de 10 points de densité par jour.

 

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