Accueil / Viticulture / Quand des cépages corses, espagnols, grecs... séduisent des viticulteurs languedociens
Quand des cépages corses, espagnols, grecs... séduisent des viticulteurs languedociens
Lire plus tard
Partage tweeter facebook linkedin

Belles découvertes
Quand des cépages corses, espagnols, grecs... séduisent des viticulteurs languedociens

Sur le salon Dionysud, l’IFV a proposé à la dégustation le verdejo, l’assyrtiko, le sciaccarello, le nielluccio, le nero d’avola et le touriga nacional, tous bien adaptés aux climats chauds et secs.
Par Marion Bazireau Le 22 novembre 2022
article payant Article réservé aux abonnés
Lire plus tard
Partage tweeter facebook linkedin
Quand des cépages corses, espagnols, grecs... séduisent des viticulteurs languedociens
La dégustation organisée par l’Institut Français de la Vigne et du Vin a affiché complet. - crédit photo : Cédric Faimali
«

Les cépages de Grèce, de Sicile, d’Espagne et du Portugal aujourd’hui plantés dans le Sud de la France pour adapter le vignoble au changement climatique sauront-ils séduire le consommateur français ? » se demande l’Institut Français de la Vigne et du Vin (IFV).

A en croire l’affluence à l’atelier de dégustation animé par Christophe Séréno et Régis Cailleau sur le salon Dionysud ce 5 novembre, ils intéressent en tous cas beaucoup les viticulteurs.

Le binôme leur fait d’abord découvrir un verdejo commercial issu de vignes irriguées. « Le verdejo est un cépage originaire de la région de Castille-en Espagne, officiellement inscrit au "Catalogue des variétés de vigne" depuis 2015 » explique Régis Cailleau.

Peu sensible au mildiou, ses baies conservent une bonne acidité pendant la maturation. Il révèle des arômes variétaux de pomme, poire, agrumes, amande amère, notes anisées et d’herbe fraichement coupée.

Le vin rappelle le sauvignon à de nombreux participants. « Dommage que nos acheteurs nous demandent des monocépages en vrac » regrette le responsable technique d’une coopérative de l’Aude. Il nous faudrait tout de suite de gros volumes pour trouver un débouché ».

La dégustation est également l’occasion de se familiariser avec l’assyrtiko, un cépage venu de l’île de Santorin, en Grèce, autant utilisé pour produire des vins blancs secs que des effervescents, avec des notes minérales de pierre à fusil mais également d’agrumes ou d’ananas.

Après le blanc, un rosé, avec un assemblage de sciaccarello, un cépage corse vinifié par l’IFV à Rodhilan, près de Nîmes, parfois assemblé avec niellucio « Ils donnent tous deux des vins fins et très fruités mais sont peu colorés surtout à rendement élevé » décrit Christophe Sérano.

L’atelier se poursuit avec un rouge composé de 30 % de merlot et de 70 % de nero d’Avola, également dénommé calabrese, « un cépage originaire de Sicile permettant d'élaborer des vins de bonne qualité, bien colorés, corsés, structurés et aptes au vieillissement ».

Le touriga pour remplacer le cabernet ?

Pour finir, Régis Cailleau ouvre un touriga nacional cultivé au Portugal, dans le Douro, par la maison Chapoutier. Avec sa complexité, ses notes poivrées et mentholées, certains participants le verraient bien remplacer le cabernet sauvignon, qu’ils jugent trop peu productif dans le Sud de la France.

L’IFV recommande aux intéressés de se rendre Plantgrape.net pour en apprendre davantage sur les caractéristiques agronomiques de ces cépages et sur le stand de Vitipep’s pour obtenir les contacts des pépiniéristes qui les commercialisent.

 

Partage Twitter facebook linkedin
Tous les commentaires (0)

Pas encore de commentaire à cet article.
© Vitisphere 2022 - Tout droit réservé