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+1 million € de cotisations pour financer la R&D environnementale de Cognac
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+1 million € de cotisations pour financer la R&D environnementale de Cognac

Le vignoble vient d’adopter une augmentation des cotisations au profit de l’interprofession charentaise afin d’en financer la recherche sur la transition agroenvironnementale.
Par Alexandre Abellan Le 08 septembre 2022
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+1 million € de cotisations pour financer la R&D environnementale de Cognac
« Le Conseil d’administration de l’UGVC a décidé de lever une CVO spécifique à la viticulture afin de pouvoir financer ces travaux de recherche [sur la transition écologique] » indique Anthony Brun ce 5 septembre. - crédit photo : UGVC
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iser gros sur l’agroécologie. Pour appuyer les recherches sur la transition environnementale du Bureau National Interprofessionnel du Cognac (BNIC), le conseil d’administration de l’Union Générale des Viticulteurs pour l'AOC Cognac (UGVC) vient de voter une augmentation de Cotisation Volontaire Obligatoire (CVO) représentant un million d’euros pour la campagne 2022-2023 (le budget global du BNIC s’élève à 20 millions € sur la période). Ces sommes bénéficieront aux travaux du Pôle Technique & Développement Durable du BNIC (qui réalise d’autres missions techniques).

« Les enjeux sont cruciaux : flavescence dorée, distillation de demain, le bilan carbone, etc. » liste indique Anthony Brun, le président de l’UGVC, lors de sa réunion de vendanges du 5 septembre, pointant que la R&D portera aussi sur les tests de cépages résistants au mildiou et à l’oïdium : les vignes de Coutia, Luminan et Vidal devant intégrer le cahier des charges de l’appellation charentaise en tant Variétés d’Intérêt à Fin d’Adaptation (les VIFA, pour 10 ans de tests).

Partenaires extérieurs

Le BNIC précise à Vitisphere qu’il s’agit d’« une première étape dans une dynamique de renforcement de la R&D du Cognac sur les sujets spécifiquement liés à sa transition environnementale », ce qui doit aboutir à « un dispositif novateur ouvert à des partenaires, des financeurs extérieurs avec, au milieu, l’interprofession et les acteurs de la filière ». De la réduction des intrants à l’amélioration des pratiques de la vigne aux alambics, « la viticulture ne doit pas rater ce tournant pour rester maître de son avenir. L’objectif est également de s’associer à des partenaires extérieurs prêts à investir ce qui décuplera les fonds destinés à la recherche » précise Anthony Brun, notant que « la situation dans les autres vignobles français est la même. Ils investissent des sommes considérables pour apporter des solutions aux problèmes en Provence, en Champagne, etc. »

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