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Les distilleries vinicoles "seront toutes opérationnelles" malgré les tensions sur l’énergie
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Millésime 2022
Les distilleries vinicoles "seront toutes opérationnelles" malgré les tensions sur l’énergie

Indépendante à 66 % de leurs besoins énergétiques du gaz naturel et des énergies fossiles, la distillation des sous-produits de la vinification pourra se dérouler normalement après la récolte 2022. Mais avec des coûts croissants.
Par Alexandre Abellan Le 05 juillet 2022
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Les distilleries vinicoles
Dans le contexte actuellement incertain, « nous comptons sur la fidélité des viticulteurs pour continuer à nous confier le traitement de leurs sous-produits et des vins en période de crise » résume l’UNDV. - crédit photo : Alexandre Abellan (archives)
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onsommatrice d’énergie pour transformer les sous-produits du vin, les distilleries vinicoles ne sont pas aussi exposées que l’on pourrait le croire aux tensions sur l’énergie découlant de l’invasion russe de l’Ukraine. « Depuis le premier choc pétrolier de 1973 et surtout ces dernières années, les distilleries se sont très majoritairement équipées de chaudières biomasse (bois, déshuilé de pépins de raisins après extraction de l'huile, rafles et pulpes de raisins, etc.). Certaines distilleries utilisent également le biogaz généré par leurs installations de dépollution » indique à Vitisphere l’Union Nationale des Distilleries Vinicoles (UNDV). Estimant que le gaz naturel et les énergies fossiles n’alimentent plus que 33 % des chaudières, l’UNDV précise que « les rares distilleries qui restent dépendantes du gaz naturel ont contractualisé et sécurisé leur approvisionnement. Toutes les distilleries ont fait de même pour l'électricité. »

Dans ces conditions, « pour la récolte à venir 2022/2023 les distilleries seront toutes opérationnelles » rassure l’UNDV, notant cependant que « les augmentations très importantes des coûts de tous les consommables qu'elles achètent, l'inflation qui génèrera des augmentations de salaires, les ruptures d'approvisionnement s'il y en a, etc. impacteront leur devenir, comme pour toutes les autres activités économiques ». De quoi imaginer une augmentation des coûts de transformation des sous-produits vinicoles.

Distillation vs. méthanisation

Défendant son modèle circulaire, l’UNDV fait « remarquer que la filière distillation des sous-produits est plus performante que la méthanisation ou le simple compostage, car ceux-ci ne génèrent que de l'énergie gaz et des amendements, là où les distilleries obtiennent lors du traitement des sous-produits viniques des combustibles liquides transportables, des amendements mais également des matières premières qui sont transformées dans d'autres industries françaises et européennes (huile de pépins de raisins, engrais organiques granulés, acide tartrique naturel, colorant alimentaire, polyphénols de pépins, eaux de vie et distillats de bouche, etc.). Tôt ou tard se posera la question de la hiérarchisation des usages, car ces productions sont d'origine bio, évitent les importations lointaines (pétrole, potasse) dont certaines de synthèse (acide tartrique synthétique), créent du travail en Europe et génèrent des devises quand elles sont exportées. »

 

 

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