Accueil / Commerce/Gestion / Nouveau chai "élégant et fonctionnel" pour ce cru classé de Pauillac

Œuvre d’Armailhac
Nouveau chai "élégant et fonctionnel" pour ce cru classé de Pauillac

Le château d’Armailhac se dote d’un nouveau chai qu’il présente à l’occasion des primeurs 2021.
Par Alexandre Abellan Le 25 avril 2022
article payant Article réservé aux abonnés
Lire plus tard
Partage tweeter facebook linkedin
Nouveau chai
Ce chai est un « lieu de travail performant avec une simplicité intrinsèque au cru, qui se fonde dans l’environnement » note Jean-Emmanuel Danjoy. - crédit photo : Alexandre Abellan (Vitisphere)
C

haque semaine des primeurs a son nouveau chai. Cette année, c’est le château d’Armailhac qui présente son outil de vinification et d’élevage flambant neuf. Pas de cage de verre, de chai sous la colline ou autre geste architectural pour le grand cru classé en 1855 de Pauillac ; mais des chais à l’aspect on ne peut plus traditionnel : tout en longueur et aux couleurs des pierres girondines, tout en déployant des volumes spacieux pour accueillir avec modernité la vendange et l’orienter vers un cuvier gravitaire, en parallèle de deux chais d’élevage. Soit un bâtiment résolument « élégant et fonctionnel » résume Philippe Sereys de Rothschild, le président du conseil de surveillance de Baron Philippe de Rothschild (BPhR), qui a confié le projet à l’architecte bordelais Aurélien Métayer (agence Métayer Errath Lehembre).

S’inscrivant dans la suite des travaux de modernisation réalisés sur les autres propriétés du groupe (châteaux Mouton-Rothschild et Clerc-Milon), la construction du chai d’Armailhac aura pris plusieurs années de réflexions. Si le projet remonte à 2015, les travaux n’ont commencé qu’en janvier 2020, pour une livraison aux vendanges 2021. Des délais essentiellement dus à la recherche d’un projet architectural correspondant au cahier des charges de BPhR. « On voulait avoir l’impression que le bâtiment a toujours été là. Comme il est proche de Mouton, il faut affirmer sa présence sans être en concurrence » indique Philippe Sereys de Rothschild, qui souhaite que cet outil permette à la propriété d’affirmer « son caractère » et « ses terroirs ».

Travail parcellaire

Avec 76 hectares de vignes en production, le château d’Armailhac se dote d’une ligne de tri supplémentaire (passant à deux lignes de réception simultanée de la vendange), d’une cuverie de 50 cuves inox (de 75 à 240 hectolitres), de deux chais d’élevage (sur deux niveaux) et de 1 000 m² de panneaux solaires (placés sur son toit). De l’écoconception au travail gravitaire, le chai coche toutes les tendances actuelles, y compris l’accent mis sur les sélections parcellaires. « Nous avons une diversité de terroirs à l’image de celle de l’appellation : graves profondes à moyennement profondes, calcaires et argiles calcaires, sables graveleux… » note Lucie Lauilhé, la nouvelle directrice du château d’Armailhac.

« Il y a une constance du château d’Armailhac dans sa qualité sur les tous millésimes. De la réussite dans les grands millésimes au classicisme dans les millésimes intermédiaires grâce à sa diversité de terroirs et de cépages permettant de lisser » note Jean-Emmanuel Danjoy, le directeur des propriétés bordelaises de BPhR, pour qui le nouveau chai permet « d’être moins limité dans notre capacité de séparer les raisins venant de différentes parcelles. Nous pouvons travailler comme nous le voulons »

Éco-conception

La sobriété est également de mise en termes de développement durable pour ce nouveau chai avec « un système de thermorégulation enterré et calorifugé pour limiter les déperditions énergétiques » indique Lucie Lauilhé, précisant que l’outil se donne les moyens de recycler à l’avenir ses eaux de pluie (avec une récupération à travers les poteaux situés à l’intérieur du chai) et la possibilité de capter le CO2 dégagé par la fermentation alcoolique (en attendant d’opter pour un système de transformation/valorisation).

Baptisés "Grand Mouton", des travaux ont actuellement lieu pour doter le château Mouton-Rothschild de nouvelles capacités réceptives (la livraison est prévue l’an prochain). Le montant de l’investissement au château d’Armailhac n’est pas communiqué.

 

Le chai n’est « pas une innovation au sens technologique, mais une souplesse de travail sans limite ». Jean-Emmanuel Danjoy

 

 

 

 

Partage Twitter facebook linkedin
Tous les commentaires (0)

Pas encore de commentaire à cet article.
© Vitisphere 2022 - Tout droit réservé