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Fiscalité et publicité
Santé Publique France veut "débanaliser" la consommation d'alcool

S'inquiétant d'une consommation excessive d'alcool pour le quart des Français, l'agence sanitaire appelle à un durcissement de la réglementation sur la fiscalité et la publicité des vins, bières, spiritueux...
Par Alexandre Abellan Le 10 novembre 2021
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Santé Publique France veut
Santé Publique France souhaite « poursuivre le travail d’amélioration des connaissances des risques liés à sa propre consommation pour modifier les attitudes et motiver à la diminution des consommations d’alcool ». - crédit photo : Santé Publique France
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’après les déclarations de 14 873 adultes sondés en 2020 par Santé publique France, « 23,7% de la population âgée de 18 à 75 ans dépassent les repères de consommation d'alcool » (soit un maximum de 10 verres standard par semaine, pas plus de 2 verres standard par jour et des jours sans consommation dans la semaine). Dans sa communication, l’agence sanitaire s’inquiète également que « l’envie de réduire sa consommation concerne seulement 23 % des consommateurs au-dessus des repères, suggérant des comportements très ancrés et une certaine mise à distance des risques vis-à-vis de leur propre consommation ».

« Ces résultats soulignent le besoin de renforcer les actions de prévention notoirement efficaces, en particulier en ce qui concerne l’accessibilité (fiscalité, disponibilité) et la publicité en faveur de l’alcool dans l’objectif de réduire les niveaux de consommation d’alcool » conseille Santé Publique France qui regrette que « le travail de débanalisation de la consommation d’alcool est rendu à la fois indispensable et très difficile du fait de la puissance du marketing déployé par les industriels de l’alcool en France ».

Dénormalisation

Après la "dénormalisation", la cible semble désormais être la débanalisation de la consommation de boissons alcoolisées. Un angle d’attaque qui n’est pas neuf, étant récemment utilisée par l’émission Cash Investigation (sur France2) et un rapport de l’Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale (INSERM).

 

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Tous les commentaires (1)
cquoi Le 10 novembre 2021 à 14:19:38
Allé! c'est reparti pour la culpabilisation!. Occupez-vous d'abords des consommateurs d'herbes ou de haschich, ha oui pardon, c'est plus difficile à faire...
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