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Vallée du Rhône

Les vignerons s'attendent à de faibles rendements en blancs

Jeudi 12 septembre 2019 par Juliette Cassagnes

Le millésime 2019 dans la vallée du Rhône demande de la vigilance, tant au niveau de la date optimale de récolte, que des fermentations...
Le millésime 2019 dans la vallée du Rhône demande de la vigilance, tant au niveau de la date optimale de récolte, que des fermentations... - crédit photo : Bernard Favre - InterRhône
Le coup d’envoi des vendanges est donné depuis une semaine dans la Vallée du Rhône pour la plupart des cépages blancs. Dans la volonté d'accroître les volumes dans cette couleur, que peut-on attendre de cette récolte 2019 ?

Le manque d’eau laisse présager une récolte en vin dans la vallée du Rhône « plutôt faible, même s’il est encore trop tôt pour le vérifier », annonce InterRhône dans son communiqué. Comme dans beaucoup de vignobles, les vignes présentent pour ce millésime 2019 un nombre important de baies de petites tailles, lié au manque d'eau. « Même s'il est trop tôt pour faire un bilan, la logique voudrait donc qu'on ait des rendements en jus inférieurs cette année », témoigne Thierry Caymaris, directeur vigne et vin de la cave Sinnae, qui a démarré la récolte de la Roussane et du Viognier la semaine dernière. Pour compenser, l'entreprise procède donc à un enzymage précoce lors du remplissage du pressoir afin de favoriser au maximum l'extractibilité du jus des baies.

Les premiers pressurages en blancs dans les différents secteurs du vignoble rhodanien semblent néanmoins et jusqu'à présent donner des rendements en jus « moins faibles qu'attendus et qui devraient être meilleurs qu'en rouges, précise Eric Rosaz, délégué général d'InterRhône. Les volumes en blancs pourraient finalement être assez proches que ceux de 2018 ».

De beaux équilibres acides

Le mûrissement par concentration de ces dernières semaines a sinon permis un maintien des niveaux d'acidité tout à fait corrects : « L'équilibre degré/acidité est plus intéressant que l'an dernier », indique Thierry Caymaris, qui signale également un risque potentiel d'obtenir des vins aux degrés en alcool élevés, de l'ordre de 14° alc. « Les bonnes acidités encore marquées, permettent de vinifier des blancs et rosés avec une acidité plus soutenue que de coutume », confirment les œnologues du laboratoire Laco dans le dernier bulletin Visions de vignes du 5/9 pour les secteurs Drôme-Vaucluse.

" L'azote à surveiller"

Les moûts présentent aussi la caractéristique d'avoir des teneurs en azote très variables, liées probablement aux stress hydriques plus ou moins importants des vignes. « Il y a de tout, il n'y a pas de règle. Cela nous oblige à être très vigilants sur ce critère en analysant chaque cuve et en corrigeant si nécessaire, poursuit le responsable technique. C'est d'autant plus important que les degrés sont élevés ». « En résumé, c'est un millésime qui demande beaucoup de vigilance, au niveau de la date optimale de récolte, mais aussi des fermentations, pour ne pas prendre de risque », conclut-il.

Pour la plupart des cépages rouges, les maturités sont loin d'être optimales. Seules quelques parcelles de syrah ont déjà été récoltées. Ce cépage présente des niveaux de couleur très élevés. Les vendanges dans ce vignoble devraient se poursuivre au moins jusqu'à fin septembre.

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