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La baisse des ventes de cognac est une "normalisation après une année record"
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Baisse des volumes
La baisse des ventes de cognac est une "normalisation après une année record"

Les volumes de ventes ont baissé de 4,8% en 2022 pour Cognac, suite à une année 2021 qualifiée d'exceptionnelle par l'interprofession cognaçaise. Le chiffre d'affaire augmente de 8,4% et les perspectives se veulent encourageantes.
Par Olivier Bazalge Le 18 janvier 2023
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La baisse des ventes de cognac est une
le président du Bnic Christophe Veral fait le point sur les enjeux de 2023 pour le cognac - crédit photo : ©BNIC Alberto Bocos Gil
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Cognac, baisse des ventes ne rime pas nécessairement avec difficulté, voire catastrophisme. Au contraire, la diminution des volumes de ventes observée en 2022 se plaçant derrière « une année 2021 aux résultats exceptionnels », explique-t-on du côté du BNIC (Bureau national interprofessionnel du cognac), c’est bien d’une normalisation de ces ventes dont il faut parler pour les 212,5 millions de bouteilles expédiées en 2022, en baisse volumique de 4,8% par rapport à l’année précédente. « Cette baisse positionne néanmoins 2022 comme la troisième meilleure année jamais enregistrée dans l’histoire du Cognac, derrière les années records de 2021 et 2019 », situe Christophe Veral, président de l’interprofession du cognac.

Ayant généré un chiffre d’affaires de 3,9 milliards €, cette année 2022 présente en outre une hausse de 8,4% de valorisation par rapport à 2021. Alors que se tenait le 17 janvier le premier comité permanent de l’année pour l’interprofession de cognac, le négoce s’est voulu rassurant quant aux perspectives offertes en 2023. Des baisses volumiques ont été enregistrées en 2022 vers les Etats-Unis (-3,2%) et la Chine (-12,8%), respectivement premier et 2ème marchés historiques pour les cognacs, « mais le négoce s’est voulu rassurant lors de ce 1er comité, annonçant des signes de désinflation aux Etats-Unis et la réouverture de la Chine, importante pour les activités de duty-free et de cadeaux », poursuit Christophe Veral. Il souligne en outre l’évolution des modes de consommation du cognac au sein des marchés asiatiques, « avec un fort développement du commerce en ligne et de la consommation à domicile plutôt que dans les bars ou restaurants ».

Bonne récolte

Le marché européen a également baissé de 5,9% mais « le renforcement de notre présence sur les marchés français et britanniques fait partie des volontés fortes fixées par le négoce », appuie le président du Bnic. Les demandes de plantations prévues pour 2023 (3129 ha) au sein de l’aire d’appellation Cognac ne sont pas remises en question et les discussions de fin de 1er trimestre définiront la feuille de route pour 2024 et les besoins en plantation pour 2024. « Notre interprofession travaille en anticipation et suit la feuille de route établie par le business plan annuel. Celui-ci pourra être ajusté au besoin comme ça avait été le cas à la suite de l’épisode Covid », reprend Christophe Veral.

Côté production, la récolte 2022, engagée dès la 1ère quinzaine de septembre, « atteint 122,42 hl volume / ha avec un TAV de 10,5 %, et un rendement en alcool pur de 12,86 hl AP / ha, au-dessus de la moyenne décennale », détaille le Bnic. La production totale s’élève à 1 068 927 hl AP (alcool pur) comprenant la mise en stock sous-bois. « Le niveau de production 2022 permettra de satisfaire les besoins de la région », valide Christophe Veral.

Pas de pénurie de gaz

En raison des risques de pénurie d’approvisionnement en gaz, il avait été demandé aux distillateurs de démarrer précocement la campagne de distillation. « Ce risque de rationnement a largement diminué. Nous n’avons pas de garanties mais la pénurie ne semble plus d’actualité », poursuit le président du Bnic. De la même manière, les difficultés liées à l’approvisionnement en verre ont été anticipées au maximum par les opérateurs, « il n’y a donc pas de blocage pour l’instant même si les flux sont très tendus et les coûts en augmentation », précise le président du Bnic.

 

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