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Les vins IGP "en phase de maturation" pour "encadrer leur production"
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Enseignement de crise
Les vins IGP "en phase de maturation" pour "encadrer leur production"

Etant globalement préservés dans leurs commercialisations, les vins de pays réfléchissent aux modalités de contrôles permettant d’éviter que les volumes invendus d’AOC ne déséquilibrent ses marchés.
Par Alexandre Abellan Le 29 octobre 2020
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Les vins IGP
« L’IGP est vin au bon rapport qualité/prix, avec une image dynamique et cassant les codes » estime Gérard Bancillon. - crédit photo : DR
V

ins blancs et rosés légers, à des prix accessibles, souvent conditionnés en BIB et sous une marque de distributeur… Semblant cocher les principales cases de la consommation actuelle, les vins à IGP tiennent bon en cette période d’incertitudes inédites. « La dernière campagne s’est bien passée, avec une augmentation de 2 % en volume et valeur des échanges en vrac » résume Gérard Bancillon, le président de la confédération des vins à Indication Géographique protégée (vins IGP), qui tire un bilan globalement positif du confinement : « nous avons gardé des marchés et avons même progressé. Sur la période, notre chance est que beaucoup d’IGP sont référencées en grande distribution et y occupent un marché de volume ». Un atout alors que les difficultés commerciales sont généralisées sur le réseau des Cafés Hôtels et Restaurants (CHR) et export (-5 % en volume pour les vins IGP sur la campagne).

Dans l’expectative d’une situation sanitaire se dégradant, le début de campagne est marqué par l’attentisme. « Nous enregistrons quelques contrats, qui restent au même niveau de prix. Il y a des incertitudes, mais sans trop inquiétudes pour les IGP. On sait qu’il y a un marché » indique Christelle Jacquemot, la directrice des vins IGP, qui souligne une croissance contenue des stocks sur la campagne (+2,4 % pour IGP, contre +7,5 % pour les AOP).

Eviter l’effet d’aubaine

Dans ce contexte, « les IGP rentrent dans une phase de maturation, il faut éviter que tout ne se délite » prévient Gérard Bancillon, qui conseille aux opérateurs de ne produire en IGP qu’en ayant la certitude d’avoir des marchés en face. Un conseil qui n’est pas sans rappeler les conditions d’accès mises en place par Pays d’Oc IGP cette campagne 2020-2021. Lancé au sein des vins IGP, un groupe de travail réfléchit justement aux leviers permettant d’encadrer le potentiel de production du segment. Alors que des vins AOC font face à d’importantes difficultés commerciale, l’enjeu pour l’IGP est d’« éviter le basculement d’autres segments vers nos marchés par effet d’aubaine. Nous n’avons pas encore de propositions, mais réfléchissons techniquement et législativement pour encadrer la production » explique Gérard Bancillon

Prospective

« Ne produire que ce que l’opérateur est capable de vendre permet de maintenir l’équilibre » renchérit Christelle Jacquemot, qui indique le lancement cet automne d’un groupe de travail au sein de FranceAgriMer sur la prospective des vins IGP. « Nous sommes à une période charnière, nous lançons une étude pour connaître des hypothèses et scénarios permettant de positionner les IGP dans les 15 à 20 prochaines années » explique Christelle Jacquemot.

 


 

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