LE FIL

Face à la contestation

L’IGP Oc assouplit les conditions d'accès au label

Jeudi 22 octobre 2020 par Michèle Trévoux

Pour réguler au mieux la campagne, Pays d'Oc cherche le moyen de réguler les volumes pour les adapter à la demande du marché.
Pour réguler au mieux la campagne, Pays d'Oc cherche le moyen de réguler les volumes pour les adapter à la demande du marché. - crédit photo : DR
Le syndicat des vins de pays d’Oc instaure des quotas par couleur pour la certification en IGP pays d’Oc. Les producteurs ne peuvent labelliser que 30 % de leur BIC (Besoin Individuel en Certification), calculé sur leur historique de vente et stock en fin de campagne.

Face à la grogne des directeurs de cave, le syndicat de l’IGP Pays d’Oc a revu sa copie. Pour équilibrer l’offre et la demande, le syndicat avait exigé qu’en ce début de campagne, toute demande de certification en IGP pays d’Oc soit accompagnée d’un contrat d’achat. Cette mesure avait provoqué le tollé des directeurs de cave, qui craignaient que cette contrainte génère un encombrement au niveau des labels et un allongement des délais pour l’expédition des vins, notamment les rosés, quasiment en rupture en fin de campagne. Lors d’un conseil d’administration le 9 octobre dernier, le syndicat a décidé d’assouplir cette mesure et de lui substituer le dispositif BIC (Besoin Individuel en Certification). Consultable sur le compte DECLAVITI (INTEROC), ce BIC est calculé, par couleur, sur la base de l’historique de commercialisation de chaque producteur et du niveau de stock souhaité en fin de campagne. Pour le démarrage de cette campagne, les producteurs ne pourront soumettre au label que 30% de leur volume de BIC par couleur. Tant qu’ils restent dans ce quota, ils peuvent présenter leurs demandes de certification sans fournir un contrat d’achat à son dossier. Pour tout dépassement, le contrat sera exigé.

Lourdeur administrative

« C’est un assouplissement par rapport à la mesure initiale, mais cela reste une contrainte de plus. Que se passe-t-il si je dépasse mon quota de quelques centaines d’hl ? Selon le volume des cuves, on ne va pas forcément tomber juste », souligne Olivier Plut, le directeur de la coopérative Clochers et Terroirs à Puilacher. A Florensac, son collègue Stéphane Roques n’est pas plus convaincu : « C’est encore une lourdeur administrative pour nous mais également pour l’équipe du syndicat. J’ai des clients, notamment à l’export qui ne comprennent pas pourquoi on ne peut pas les livrer plus rapidement. Aujourd’hui, il faut quasiment un mois et demi pour obtenir le label. Un vin qui n’est pas bon, aujourd’hui, il ne se vend plus. Le marché s’auto-régule », estime-t-il.

 

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