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Œnoteam double son laboratoire d’analyses fines
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Œnologie de précision
Œnoteam double son laboratoire d’analyses fines

Le cabinet de conseil libournais consolide son expertise œnologique pour mieux conjuguer les deux facettes de son métier : l’analyse dure et le terrain pur.
Par Alexandre Abellan Le 21 juin 2018
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Œnoteam double son laboratoire d’analyses fines
Avant de rejoindre Œnoteam (d’abord par la filiale Œnoscience en 2016), Marie-Laure Badet-Murata a dirigé pendant douze ans le labo Sarco (groupe Laffort). - crédit photo : Œnoteam
S

i la viticulture de précision nourrit les fantasmes, entre drones et robots, l’œnologie de demain se fait plus discrète, reposant sur des appareils de pointe souvent gardés à l’abri des photos. C’est le cas des instruments de mesure alignés sur les paillasses du nouveau laboratoire d’Œnoteam, le cabinet venant de doubler sa superficie pour accueillir du matériel dernier cris devant répondre aux besoins des propriétés.

« Il y a une demande croissante pour des vins plus frais, plus précis… Ainsi que pour une réduction des intrants et un accompagnement plus global en termes de management et de financier » détaille le docteur en œnologie Marie-Laure Badet-Murat, nouvellement associée à Œnoteam. La spécialiste des analyses de pointe renforce non seulement les équipes d’Œnoteam, mais appuie leur développement sur ce créneau, en complément de l’activité plus classique d’œnologue conseil sur les propriétés.

Moins d’intrants, plus d’analyses

Comptant l’essentiel de ses 400 clients sur la rive droite, le cabinet Œnoteam a été créé par les œnologues Stéphane Toutoundji, Thomas Duclos et Julien Belle. « Ce sont les hommes du terrain, j’ai le rôle de back-office » plaisante Marie-Laure Badet-Murat, qui a la sérieuse « volonté de vulgariser des analyses qui sont support d’aide à la décision : dans les outils quotidiens pour orienter les choix de fermentation et d’élevage ».

Les besoins étant d’autant plus pointus que « la réduction des intrants s’accompagne de plus d’analyses ». Ces mesures sont notamment microbiologiques, Œnoteam travaillant sur la cytométrie de flux pour le pilotage fermentaire et la surveillance des organismes d’altération.

Brett & bactéries lactiques

À commencer par Brettanomyces bruxellensis, grâce à l’embauche du docteur en microbiologie Cédric Longin, qui a développé une méthode de détection quantitative de la levure par cytométrie de flux. La bibliographie démontre que cette technologie est plus fiable que le dénombrement par PCR souligne Marie-Laure Badet-Murat. Qui glisse que son laboratoire finalise l’élaboration d’un protocole de dosage des bactéries lactiques par cytométrie de flux, afin de piloter les fermentations malolactiques.

Ses équipes finalisent des méthodes d’analyse des composés responsables des nuances vertes, en mettant à profit les pistes ouvertes par la récente, et brillante, thèse de Xavier Poitou. « L’important, c’est de fournir un service global » conclut Marie-Laure Badet-Murat, toujours à la recherche de nouvelles analyses à intégrer à son offre.

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