Accueil / Edito / Vintelligence artificielle
Vintelligence artificielle
Lire plus tard
Partage tweeter facebook linkedin

Vintelligence artificielle

Par Alexandre Abellan Le 20 janvier 2023
Lire plus tard
Partage tweeter facebook linkedin
Vintelligence artificielle
L

a filière vin phosphore cette semaine, un aréopage de ses représentants ayant été convié à se projeter sur les futurs possibles à l’horizon 2040 et les orientations stratégiques à acter. Si les fruits de cette intelligence collective ne sont pas connus, il est possible de faire appel à l’intelligence artificielle pour avoir des pistes de réflexion. Pour cet exercice de technosolutionnisme, demandons à l’application Playground (dont les développeurs ont lancé ChatGPT) à quoi ressemblera la filière viticole française en 2040 ? « En 2040, le secteur viticole français devrait être beaucoup plus durable (utilisation de l'énergie solaire ou éolienne, s'appuyer davantage sur l'agriculture biologique et la viticulture biodynamique) et avancé technologiquement (adoption de technologies de pointe telles que la robotique et l'automatisation » avance le modèle d’apprentissage automatique, ajoutant que « les vins biodynamiques pourraient même devenir la norme ».

Cette intelligence artificielle est plus prudente si on lui demande s’il y aura autant de vignerons français en 2040 qu'aujourd'hui ? « Il est difficile de dire si le nombre de viticulteurs français restera le même en 2040. Plusieurs facteurs pourraient affecter le nombre de viticulteurs français à l'avenir (changement climatique, croissance démographique, mutations économiques et évolution des préférences des consommateurs) » répond l’application Playground.

Pour assurer un avenir plus serein à la filière, comment stopper la déconsommation dont souffrent les vins français ? Si l’IA semble d’abord citer un recueil d’actions marketing classiques*, elle ouvre le champ des possibles de manière on ne peut plus pertinente. Pour elle, il faudrait « améliorer la qualité des vins français et les rendre plus compétitifs », « améliorer l’attrait des emballages pour mieux faire ressortir les vins dans les rayons », « améliorer l'expérience de dégustation en créant une dégustation immersive pour les vins français », « développer de nouveaux produits qui plaisent aux jeunes consommateurs », « éduquer les consommateurs sur les caractéristiques uniques des vins français et leur qualité pour les aider à apprécier le savoir-faire et le soin apportés », « améliorer la distribution, notamment en créant des partenariats avec des bars et restaurants », « mettre en évidence les pratiques durables des viticulteurs français pour démontrer l'engagement envers la qualité et la gestion environnementale »

Certes, cela fait beaucoup de « y a qu’à » déjà connus et autres « faut qu’on » théoriques, mais on ne saurait demander plus à une intelligence artificielle se basant sur un ensemble de textes. Faisons confiance à l’intelligence collective pour dessiner un plan d’action aussi efficace que rapide. Et faire mentir Jean de la Fontaine : « ne faut-il que délibérer, la cour en conseillers foisonne. Est-il besoin d'exécuter, l'on ne rencontre plus personne » (morale du Conseil tenu par les Rats, livre II des Fables, 1668).

 

* : Ce Mercat(erminat)or étant de « mettre en avant les atouts et la qualité supérieure des vins français par rapport aux autres vins du monde, accroître la visibilité des vins français avec des campagnes de marketing sur les réseaux sociaux »…

 

 

Partage Twitter facebook linkedin
Tous les commentaires (1)
JennyLloret Le 20 janvier 2023 à 17:37:00
Et Madame Soleil, elle voit quoi dans sa boule de cristal ?
Signaler ce contenu comme inapproprié
© Vitisphere 2023 - Tout droit réservé