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Début des vendanges en juillet dans le Gard

Le vignoble de la cave d’Héraclès est encore plus en avance que lors du millésime 2020. Sauvignon et muscat seront vendangés dès la fin du mois prochain pour obtenir des vins thiolés.
Par Marion Bazireau Le 21 juin 2022
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Début des vendanges en juillet dans le Gard
Sauf exception, toutes les parcelles de la cave ont désormais passé le stade 'fermeture de la grappe'. - crédit photo : Cave d'Héraclès
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Nous avons dû réorganiser tous les congés d’été pour être prêts à vendanger la dernière semaine de juillet et conserver le profil thiolé de notre sauvignon et du muscat petits grains. Mes collègues ne m’aiment plus » plaisante Marie David, responsable amont de la cave coopérative d’Héraclès, à Codognan, dans le Gard, qui s’attend à gagner encore quelques jours sur 2020

Ce 17 juin, la très grande majorité des 1 050 hectares de la structure ont passé le stade « fermeture de la grappe ». « Je ne serais pas étonnée de voir les premières baies changer de couleur dans une petite dizaine de jours » reprend Marie David.

Le débourrement n’a pourtant pas été particulièrement précoce. « Le mois de février a été chaud mais mars très frais. D’ailleurs, le vignoble n’a pas trop souffert des gelées car il avait été préparé ». Mais en mai, les températures enregistrées par les stations de la météo de la région ont été supérieures à la moyenne de 2,5°C.

« Et elles n’ont plus fait le yo-yo. Elles sont progressivement montées en puissance, laissant également le temps à la vigne de s’adapter à la chaleur. Je ne pense pas qu’elle pâtira de la canicule d’aujourd’hui ».

Vers un très beau millésime

60% du vignoble étant irrigué, le stress hydrique ne devrait pas affecter le rendement de la cave. « La vigne a une très belle sortie de raisins à faire mûrir, comme en 2020, mais je ne suis pas inquiète. Sauf catastrophe imprévue, nous allons vers un très beau millésime ».

Ni le mildou, ni l'oïdium, ni le black-rot ne sont pour l'heure venus jouer les trouble-fête. La responsable amont n’est pas non plus trop inquiétée par les ravageurs. « Nous sommes dans un secteur de forte pression, mais la météo est défavorable à eudémis et la confusion sexuelle a très bien marché ». Elle garde néanmoins un œil sur cryptoblabès, ayant observé un pic de vol fin mai plus important qu’à l’accoutumée.

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