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Ce vigneron tente la Syrah à Meursault
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Ce vigneron tente la Syrah à Meursault

En mars dernier, Émilien Millot a planté 14 ares du cépage méridional en pleine aire d’appellation Bourgogne. Le vigneron voit cette démarche comme une expérimentation.
Par Clément L’Hôte Le 16 juin 2022
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Ce vigneron tente la Syrah à Meursault
Emilion Millot dans sa parcelle de syrah à Meursault ce début juin. - crédit photo : Clément L'Hôte
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quelques centaines de mètres des grands blancs de la Côte de Beaune, on trouve désormais de la syrah. Émilien Millot, du domaine Bernard Millot, à Meursault, en a planté 14 ares ce mois de mars 2022.

« L’idée de planter autre chose qu’un cépage bourguignon me trottait dans la tête depuis un moment. J’ai un confrère qui en a planté juste quelques pieds, pour voir, dans un village voisin. Ils sont arrivés à maturité pour la première fois en 2020. Ça m’a fait réfléchir», confie ce propriétaire de huit hectares, essentiellement du chardonnay, en appellation Meursault. « J’ai voulu anticiper un peu le changement climatique. Par rapport à ce qu’on a vu en 2018, 2019 et 2020, où le pinot noir a beaucoup souffert du manque d’eau. Si on veut garder un style un peu bourguignon dans 30 ans, comment faire ? Il faut des pistes de réflexion. »

Sur cette parcelle située en aire d’appellation Bourgogne, Émilien Millot a planté sa syrah « comme n’importe quelle autre vigne », soit à 10 000 pieds/ha. «L’idée n’était pas de changer la densité.  Sinon, ça veut dire investir dans du nouveau matériel. » La taille aussi restera bourguignonne. « Je prévois un Guyot simple, et s’il y a un problème sur un pied on passera éventuellement en cordon. »


Prochaine étape : un cépage corse

Côté administratif, Émilien Millot n’a rencontré aucune entrave. « Au moment de la déclaration de plantation, et ça n’a pas bloqué. » La production, qui ne rentre dans aucun cahier des charges bourguignon, sera classée parmi les vins sans indication géographique (vin de France).

Si, dans l’absolu, la reprise de cette plantation « a l’air bonne », le vigneron sait qu’il prend un risque. « C’est un défi. Est-ce que ça va plaire ? Est-ce que ça va mûrir ? La syrah est déjà un cépage tardif dans le sud». Prudent, il a réfléchi à une solution de repli. « L’avantage avec ce cépage, c’est qu’en cas de manque de maturité, on peut faire du rosé. »

Mais il n’attendra toutes les réponses pour expérimenter à nouveau. Prochain défi : le biancu gentile, un cépage blanc de Corse. « En me renseignant, j’ai appris que là-bas ils arrêtent de le planter car il mûrit trop tôt, en général début août. En Bourgogne, ça devrait être bon mi-septembre. »

 

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