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Pépinières viticoles
Production française maintenue de plants et porte-greffe de vignes

La pépinière viticole française perd des effectifs, mais son potentiel de production reste intact. La marque Vitipeps promue par la FFPV (Fédération française de la pépinière viticole) se développe plus rapidement que prévu.
Par Christophe Reibel Le 25 octobre 2021
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Production française maintenue de plants et porte-greffe de vignes
- crédit photo : FFPV
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ubliés ce 15 octobre 2021, les chiffres sur l’état de la filière des pépiniéristes confirment l’érosion du nombre de producteurs de bois et de plants. Ils étaient 880 en 2020 ; ils sont encore 824 en 2021 avec un statut d’OPA (opérateur professionnel autorisé). Dont sept sans autorisation valide, mais figurant encore au registre professionnel. « 100 % des demandes ont été autorisées. Un dispositif basé sur la confiance était le bon choix. 80 % des contrôles visuels obligatoires sont de bonne qualité et 80 % produisent une traçabilité complète » noe Pascale Demet, de FranceAgriMer, au 18ème congrès de la Fédération française de la pépinière viticole (FFPV) ce 20 octobre en Alsace.

Sur ces 824 professionnels, 221 font du négoce et la majorité (451) produit des plants. Avec 220 millions de plants mis en œuvre en 2021, quasiment tous greffés soudés, la pépinière française affiche un volume de production inférieur d’à peine 500 000 unités à 2020. Ugni blanc, chardonnay, pinot noir, grenache et syrah forment le peloton de tête des cépages les plus demandés. Les cépages résistants progressent notablement de 2,79 millions de plants en 2020 à 4,25 millions en 2021.

Les exportations progressent, les importations diminuent

Les pépiniéristes gèrent un parc stable de 4 073 ha de vignes mère agréées et de 2 439 ha de porte-greffes. Mieux, il rajeunit puisque 54 % des vignes-mère et 56 % des porte-greffes ont moins de quinze ans contre respectivement 50 et 45 % en 2015. La pépinière française pèse ainsi 40 % de l’offre européenne et 70 % de ces plants trouvent un débouché sur le marché hexagonal. L’export reprend du poil de la bête avec une hausse sur un an de 17 % en valeur à près de 21,3 M€, notamment à destination de la Russie, des Emirats arabes unis et dans une moindre mesure du Royaume Uni.

Les importations reculent en volume comme en valeur. « Qu’il s’agisse de plants ou de porte-greffe, elles ont diminué de plus de 50 % en quatre ans » indique la FFPV. Elle y voit le signe que sa marque Vitipeps gagne en audience auprès des viticulteurs. L’objectif de 50 % de part de marché pour des plants certifiés origine France a été dépassé avec deux ans d’avance sur la prévision. 350 professionnels pesant quelque 80 % de la production, l’ont adoptée.

 

 

Cap sur 2030 !

La pépinière viticole française est dynamique et entend le rester. C’est pourquoi la FFPV a élaboré un nouveau plan de compétitivité baptisé Cap 2030. Ce document fixe comme première orientation l’adaptation du parc de vignes-mère avec des variétés résistantes, nouvelles, patrimoniales, étrangères… tout en poursuivant l’optimisation de leur âge moyen. Limiter l’impact environnemental en améliorant les pratiques, en réduisant les intrants, par une meilleure gestion de l’eau, est une autre voie de progrès. La FFPV entend également encourager la protection contre la grêle et le gel, le compostage des déchets, la production de biomasse, la certification environnementale, l’élaboration d’une charte de production de plants bio. Elle veut accompagner toutes ces actions par une diminution de la pénibilité du travail en faisant développer des matériels spécifiques au métier. Le précédent plan avait généré 15 M€ d’investissements sur cinq ans avec le soutien des Conseils régionaux. Cap 2030 souhaite au minimum mobiliser des moyens financiers équivalents.

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