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Formation réformée
Rentrée scolaire pour le nouveau Diplôme National des Oenologues

L'arrêté vient d'être publié pour lancer la nouvelle formation des « experts qualifiés qui assure la pleine responsabilité de l'élaboration des vins et des autres boissons issues du raisin », selon la définition de l'Union des Oenologues de France.
Par Alexandre Abellan Le 07 septembre 2021
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Rentrée scolaire pour le nouveau Diplôme National des Oenologues
Créée en 1955, la formation du DNŒ était restée intouchée depuis 2007. - crédit photo : ISVV (EPerrin)
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ublié pile pour la rentrée scolaire, ce 2 septembre 2021, l’arrêté « portant organisation des études en vue de l'obtention du diplôme national d'œnologue » est en vigueur pour les 220 à 240 élèves inscrits dans les six centres enseignant le Diplôme National d’Œnologue (DNŒ). Les étudiants suivront les cours d’une formation actualisée en profondeur et renforcée par la reconnaissance du grade de master. Présentée lors de l’assemblée générale de l’Union des Œnologues de France (UŒF) ce 9 juin, la réforme du DNŒ aura demandé deux ans de travail pour aboutir fin mai à une réponse positive et définitive de ses ministères de tutelle, l’Agriculture et l’Enseignement supérieur.

Répondant à l’impérieuse nécessité d’actualiser la maquette de la formation pour être inscrite au Répertoire National des Certifications Professionnelles (sous peine de perte du diplôme), cette refonte de la formation est conséquente (avec la rédaction de fiches métiers, des discussions avec les chefs de centre, des retours des jeunes diplômés…). Le DNŒ rénové est redimensionné, avec un volume horaire de formation en baisse globale de 15 % : « on intègre des projets tutorés avec l’idée d’avoir moins de cours magistraux et plus d’études de cas » explique Pierre-Louis Teissedre, le vice-président de l’Union des Œnologues de France (UŒF).

Examen commun

Parmi les principaux objectifs de la refonte du DNŒ (voir encadré), on note l’homogénéisation des pratiques entre centres. De la mobilité entre centres aux modalités de recrutement, mais surtout en termes d’examen : avec un contrôle de socle commun à tous les centres de formation en deuxième année et la mise en place d’une note éliminatoire de 7/20 pour les examens écrits. A noter la création d’une unité d’enseignement obligatoire d’une trentaine d’heures (soit une semaine) qui se déroule dans l’un des cinq autres centres selon une thématique spécifique*.

Le programme d’enseignement rénové se veut plus professionnalisant et transversal, avec un renforcement des enseignements sur la production viticole, sur le développement durable, sur le bio, sur les certifications, sur le commerce… Le nouveau DNŒ accentue également l’expertise de la dégustation des œnologues avec une unité de formation professionnelle dédiée ajoute Pierre-Louis Teissedre. La durée de formation est élargie de 3 à 4 ans pour s’adapter aux cas de redoublement et de césure (en soit la formation est de deux ans).

Travail fantastique

Remerciant « personnellement » Pierre-Louis Teissedre et les chefs de centre pour leur « travail fantastique (par son savoir et sa technicité) » sur des « centaines d'heures de visioconférence », Didier Fages, le président de l'UŒF, rappelle en juin que le DNŒ « a failli passer à la trappe » et que le diplôme professionnel n'a pu être sauvé que par son appui sur la loi de 1955 et « l'écoute et l'attachement » de l'administration.

A noter qu'avec le grade de master, il s’agit de faciliter la poursuite d’étude en commerce/marketing notamment ou la spécialisation dans la recherche, ainsi qu’apporter un levier pour la valorisation salariale des diplômés (dans le cadre de conventions collectives).

 

* : Il s’agit d’économie viticole durable et de prospective à Montpellier SupAgro, de connaissance du Champagne et des vins effervescents à Reims, de biotechnologies œnologiques à Montpellier Pharma, d'éco-conception des vins à Dijon, de produits fermentés et distillés à Toulouse (dans deux centres administratifs, l'INP et l'université Paul Sabatier) et la constitution de la réputation des grands crus à Bordeaux.

Les objectifs clés de la réforme du DNŒ :

Une formation encore plus professionnelle et proche de la réalité des entreprises.

Renforcer l’enseignement de la viticulture.

Favoriser la mobilité des étudiants entre les différents centres d’œnologie.

Renforcer la dimension nationale du DNŒ en harmonisant les enseignements et créer des épreuves d’examen communes.

Introduire les nouvelles tendances de production et de consommation.

Faciliter la poursuite d’étude et la reconnaissance à l’étranger avec le grade de master.

Renforcer l’enseignement en management et en anglais.

 

 

 

 


 

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