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Pertes du goût et de l’odorat
Les œnologues rappellent leur demande de vaccination prioritaire contre la covid-19

L’Union des Œnologues de France estime que l’ensemble des professionnels de la dégustation de vin doivent être rapidement vaccinés pour ne pas mettre en danger leur outil de travail qu’est leur nez.
Par Alexandre Abellan Le 26 mars 2021
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Les œnologues rappellent leur demande de vaccination prioritaire contre la covid-19
« La Covid-19 induit pour les oenologues et les sommeliers le risque de ne plus pouvoir exercer leur métier. La vaccination est la seule action préventive possible » martèle Didier Fages. - crédit photo : Alexandre Abellan (Vitisphere)
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éagissant l’annonce du président de la République, Emmanuel Macron, que les enseignants pourront être vaccinés en priorité contre la covid-19, le président de l’Union des Œnologues de France, Didier Fages, indique dans un communiqué que « les [5 000] œnologues, les [2 500] sommeliers et d’une manière générale les professionnels de la dégustation doivent être inclus dans les professions prioritaires de ces vaccinations ciblées ».

S’appuyant sur une étude internationale inédite, l’UŒF souligne que le coronavirus touche fréquemment l’odorat de ses malades, pouvant handicaper l’exercice des métiers du vin pendant un temps plus ou moins long*. « Nous avons naturellement bien conscience que les professions de santé, de l’éducation et toute la fameuse "première ligne", méritent une vaccination prioritaire, mais nous pensons que les métiers de la dégustation, avant tout les œnologues et les sommeliers, sont particulièrement impactés dans leur activité professionnelle » plaide dans un communiqué Didier Fages. Une lettre demandant officiellement cet accès prioritaire a été envoyée par l’UŒF au premier ministre, Jean Castex, ce 8 février.

Plan d’actions

Didier Fages propose d’autres actions pour lutter contre ces troubles de l’odorat et du goût. A commencer par leur reconnaissance comme maladie invalidante. L’UŒF appelle ses membres à un renforcement de leur couverture santé et prévoyance et prépare une liste de médecins référents par bassin viticole. L’union souhaite aussi que les œnologues consultent chaque année un médecin ORL pour suivre l’apparition de troubles chroniques. Sont aussi prévus le lancement d’un numéro syndical pour l’accompagnement psychologique des personnes touchées et la création d’une plateforme technique d’intérim pour les indépendants.

 

* : Sont causées des pertes de l’odorat (anosmie) et du goût (agueusie), des baisses de la qualité de l’odorat (hyposmie) et des perceptions olfactives faussées (parosmie).

 

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