LE FIL

Label en développement durable

Avec Terra Vitis, Benoît Ab-der-Halden préside 5 % du vignoble français

Vendredi 18 juin 2021 par Alexandre Abellan

« Nous n’avons n’a pas attendu la mode de la Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE) pour en faire. C’est le pilier de la démarche Terra Vitis depuis son lancement en 1998 » indique Benoît Ab-der-Halden.
« Nous n’avons n’a pas attendu la mode de la Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE) pour en faire. C’est le pilier de la démarche Terra Vitis depuis son lancement en 1998 » indique Benoît Ab-der-Halden. - crédit photo : DR
Nouveau président pour la démarche environnementale en pleine croissance, pour qui la priorité est de gagner en reconnaissance auprès du marché tout en s'appuyant sur ses évolutions techniques.

« Nous ne sommes plus des bricolos dans notre coin ! Nous comptons dans la filière vin » pose Benoît Ab-der-Halden le nouveau président de la Fédération Nationale Terra Vitis, élu ce 16 juin en assemblée générale à Paris. Avec l’arrivée de 500 nouveaux adhérents en un an, le label environnemental franchit la barre symbolique des 5 % de la surface viticole française, avec 45 000 hectares de vignes souligne le directeur des vignobles Chevron Villette (réunion de 14 domaines et châteaux dans le Var*. En matière de recrutement, « il y a eu traversée du désert, mais les distributeurs et consommateurs se rendent compte depuis trois ans du sérieux de la démarche. Ce qui créé un appel d’air amenant de nouveaux adhérents » analyse Benoît Ab-der-Halden.

Pour asseoir cette dynamique, le président de la fédération Rhône-Méditerranée du label (regroupant les trois quarts des adhérents nationaux) souhaite renforcer « le côté différenciant de Terra Vitis par rapport aux autres offres environnementales. Notamment sur la traçabilité amont et aval. Il faut que le consommateur prenne conscience de la différence réglementaire entre un label et une certification. Seul le label implique une traçabilité amont/aval et apporte la garantie que c’est bien du vin Terra Vitis qui se trouve dans la bouteille. »

Cahier des charges évolutif

Prévoyant de renforcer ce volet de sécurité alimentaire de son cahier des charges, Terra Vitis va également évaluer de nouvelles modifications techniques pour la prochaine révision annuelle de son cahier des charges (en octobre-novembre prochains). Une réflexion sur la limitation du nombre de traitements de produits phytopharmaceutiques classés Cancérigènes Mutagènes et Reprotoxiques (CMR) doit notamment être menée au terme de trois années d’essai de réduction à 3 Indices de Fréquence de Traitement (IFT). « Le but est d’éviter les impasses techniques » indique Benoît Ab-der-Halden.

Prévoyant de communiquer toujours plus sur le label auprès des consommateurs et distributeurs, la fédération Terra Vitis compte également accéder aux mêmes dispositifs d’aides que la certification Haute Valeur Environnementale. « Ce n’est pas parce que nous sommes un label privé que nous ne devons pas y avoir accès, cela créé de la frustration. C’est discriminant vis-à-vis de vignerons menant le combat de vins plus vertueux » milite Benoît Ab-der-Halden, alors que les vignerons Terra Vitis doivent investir dans la double certification pour accéder à certaines aides à la transition environnementale.

Nouvelles têtes

En prenant la présidence de la fédération nationale, Benoit Ab-der-Halden succède au vigneron bordelais Jean-Michel Baudet. Une nouvelle directrice vient également d’être engagée, Anne-Laure Ferroir. A noter une nouvelle vice-présidente avec Marie-Colette Vandelle, à la tête de la section Bourgogne Franche-Comté.

 

 

* : Dont 2 certifiés en biodynamie, trois en bio et l’ensemble en Terra Vitis et Haute Valeur Environnementale (HVE).

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