LE FIL

Développement durable

Anne-Laure Ferroir dirige la croissance du label vigneron Terra Vitis

Jeudi 10 juin 2021 par Alexandre Abellan

Anne-Laure Ferroir était précédemment la responsable export pour la Grande-Bretagne et l’Asie de l’Interprofession des Vins du Beaujolais (Inter Beaujolais).
Anne-Laure Ferroir était précédemment la responsable export pour la Grande-Bretagne et l’Asie de l’Interprofession des Vins du Beaujolais (Inter Beaujolais). - crédit photo : DR
L’ingénieure va former un nouveau tandem à la tête de la fédération nationale du label agroécologique, un président allant prendre ses fonctions sous peu.

Ce printemps, Anne-Laure Ferroir prend la direction de la Fédération Nationale Terra Vitis, le label environnemental réunissant actuellement 1 300 entreprises vitivinicoles certifiées dans le vignoble français. Ingénieure en énergie spécialisée dans le nucléaire, Anne-Laure Ferroir a changé d’orientation professionnelle en suivant les formations du Wine & Spirit Education Trust (WSET) et de la Burgundy School of Business (BSB). Elle est diplômée d’un master spécialisé en commerce international des vins et des spiritueux, dont le mémoire de fin d’étude portait justement sur le développement durable dans la filière vin.

Anne-Laure Ferroir succède à David Michelis, qui a quitté début 2021 ses fonctions pour s’installer dans le vignoble des Côtes Roannaises, où il se convertit actuellement à Terra Vitis et à la viticulture bio (avec l’objectif d’une exploitation à très faible bilan carbone). Le changement de direction à la tête de Terra Vitis va s’accompagner d’un changement de présidence, le vigneron bordelais Jean-Michel Baudet, élu en mars 2019, devant passer le relai mi-juin.

"Moment favorable"

Laissant à la prochaine présidence le soin de préciser une stratégie pour l’avenir, Jean-Michel Baudet note le chemin parcouru ces dernières années. Le label est passé de 600 certifiés lors de sa prise de fonction à plus du double désormais. Pour le vigneron de Blaye, « pendant des années nous avions l’impression de dépenser beaucoup d’énergie pour recruter de nouveaux adhérents, et depuis quelques temps nous avons des adhésions qui viennent d’elles-mêmes. C’est un moment favorable, nous sommes dans l’air du temps. Il y a eu une prise de conscience dans la viticulture française. »

Désormais doté d’un logo plus lisible et attractif, l’association compte continuer à faire évoluer son cahier des charges pour s’adapter aux demandes sociétales. « Notre cadre évolue à la demande des vignerons, nous sommes pragmatiques » conclut Jean-Michel Baudet.

 

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