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La consommation de vin à domicile en hausse après 10 ans de baisse

Lundi 26 avril 2021 par Marion Bazireau

A l’exception des IGP de cépage (sauf étrangers), tous les types de vins ont gagné en attractivité.
A l’exception des IGP de cépage (sauf étrangers), tous les types de vins ont gagné en attractivité. - crédit photo : DR
Dans un contexte de crise sanitaire et de fermeture partielle des restaurants, FranceAgriMer note pour la première fois depuis 10 ans un rebond des achats de vins tranquilles pour une consommation à domicile en 2020.

En réponse à la crise sanitaire et à la fermeture partielle des restaurants, les Français ont acheté plus de vin pour le boire chez eux. « 2020 correspond à une rupture de tendance avec des vins tranquilles qui recrutent des acheteurs et qui réalisent de plus gros paniers » indique FranceAgriMer.

Les Français ont en effet acheté 3,36 cols par acte. Ils sont passés en caisse environ 13 fois, soit un niveau moyen d’achat de 43,7 cols par ménage, en augmentation de 3,3% par rapport à 2019.

Ce niveau reste inférieur à celui de la moyenne sur 5 ans (-5,6%). En 2010, les ménages achetaient même l’équivalent de 55,4 bouteilles de 75cl.

FranceAgriMer constate aussi que la hausse des achats de vin est moins forte que celle des achats de bières ou autres boissons alcoolisées.

Des vins moins valorisés

Autre bémol, les vins à moins de 2,99€/col ont attiré plus d’acheteurs. Les formats moins valorisés tels que le BIB et les petits formats ont également été plus attractifs.

La croissance des vins tranquilles a surtout été portée par les EDMP (Leader Price, Lidl, Netto, Aldi…), les magasins de proximité, le On Line généraliste, les cavistes et la vente directe. Les hypermarchés reculent mais restent le premier lieu d’achat de vin tranquille avec 42,8% de part de marché en volume.

"Le blanc progresse, les effervescents reculent"

A l’exception des IGP de cépage (sauf étrangers), tous les types de vins ont gagné en attractivité. Les blancs sont ceux qui ont le plus progressé, « mais ils restent achetés bien plus occasionnellement, avec 5,2 actes d’achat par an et par acheteur, en moins grandes quantités (2,05 cols/acte) que les rouges et les rosés » précise FranceAgriMer.

Les Français ont peu trinqué. Au total, les effervescents reculent de 4,4% en volume par rapport à 2019, avec -11,5% pour le Champagne et -10,7% pour les effervescents AOP.

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