LE FIL

Défense nature

Maître Éric Morain, personnalité de l’année pour la Revue du Vin de France

Lundi 11 janvier 2021 par Alexandre Abellan

« En moins de dix ans, maître Éric Morain est devenu l’avocat fétiche des “petits vignerons” malmenés par une administration tatillonne » explique Denis Saverot dans son portrait.
« En moins de dix ans, maître Éric Morain est devenu l’avocat fétiche des “petits vignerons” malmenés par une administration tatillonne » explique Denis Saverot dans son portrait. - crédit photo : RVF
Signe des tendances, le mensuel sacre un avocat engagé comme personnalité de l'année. Un pénaliste qui s'est bâti une renommée dans les affaires liées aux vins bio, biodynamiques et nature.

Pour l’année 2021, « le prix de la personnalité de l’année est attribué à l’avocat pénaliste, maître Éric Morain » annonce un communiqué de la Revue du Vin de France (RVF, groupe Marie-Claire). En kiosque ce 13 janvier*, le magazine distingue avec ce prix le « défenseur des vignerons d’obédience bio, biodynamique et "nature" » (comme les producteurs Sébastien David en 2019 en AOC Saint-Nicolas-de-Bourgueil, Alexandre Bain en 2017 en AOC Pouilly-Fumé et Olivier Cousin en 2015 pour l’AOC Anjou) qui « incarne une certaine idée du vin, plutôt rebelle et non conventionnelle ».

Basé à Paris, l’avocat du cabinet Carlara International va connaître un début d’année 2021 bordelais, défendant actuellement l’activiste antiphyto Valérie Murat (délibéré au 21 février prochain pour l’attaque en dénigrement de l’interprofession des vins de Bordeaux) et des propriétés non-classées en 2012 de Saint-Émilion (dont les plaintes contre prise illégale d’intérêts seront plaidées ce 8 mars). Défendant une voie viticole résolument alternative, l’avocat pénaliste fait également entendre de la voix dans les médias. Ayant écrit un Plaidoyer pour le vin naturel en 2019 (éditions Nouriturfu), il tient une chronique dominicale depuis 2019 dans l’émission radiophonique On va déguster (sur France Inter).

"Je déteste les avocats militants"

Malgré ce pedigree maître Éric Morain indique à la RVF ne pas être opposés aux vignerons conventionnels : « pas le moins du monde. D’ailleurs, je déteste les avocats militants. » Le juriste ajoute que « la vérité, c’est que les vignerons naturels sont les premiers à être venus me voir, aucun avocat ne s’occupait d’eux à l’époque. Cela étant, un client en appelle un autre et l’on finit par être catégorisé. Mais mon truc, c’est l’indépendance. »

Indiquant dans son édito « avoir pris le parti inhabituel de saluer un avocat comme personnalité de l’année », Denis Saverot, le directeur de la rédaction de la RVF indique qu’« en ces temps de pressions réglementaires accrues, de contrôles, de confinement, le monde du vin a aussi soif de liberté et de créativité, et c’est d’une certaine manière ce qu’incarne Éric Morain ».

 

 

* : Douze autres personnalités sont distinguées par la RVF. Il s’agit de « vigneron de l'année : Sylvain Fadat, Domaine d’Aupilhac, en Languedoc. Négociante de l'année : Jane Eyre, en Bourgogne. Groupement de vignerons de l'année : Vignerons des Terres Secrètes, en Bourgogne du sud. Carte des vins de l'année : Restaurant Vantre, à Paris. Prix de l'innovation environnementale : OÉ, à Lyon. Hypermarché de l'année : Intermarché Super, à Marseille. Caviste de l'année : Le Temps des Vendanges, à Toulouse. Meilleur accueil dans le vignoble : Domaine Cazes, en Roussillon. Découverte de l’année : Grégoire Hoppenot, en Beaujolais. L’oeuvre culturelle de l’année : Les cartes du vignoble italien d’Alessandro Masnaghetti. Spiritueux de l'année : Distillerie Metté, en Alsace. Coup de cœur du jury : Association Rouge Provence. »

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