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Syndicat général des vignerons
Denis Guthmuller préside les ambitions durables des vins AOC Côtes du Rhône

Le président des vins bio du Sud-Est et vice-président de l'interprofession rhodanienne se donne pour objectif de placer ses appellations en leader des vignobles durables.
Par Alexandre Abellan Le 16 décembre 2020
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Denis Guthmuller préside les ambitions durables des vins AOC Côtes du Rhône
Agé de 47 ans, Denis Guthmuller est originaire d’Alsace précise le Syndicat général des Côtes du Rhône. - crédit photo : DR
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e 15 décembre, le conseil d’administration du Syndicat Général des Vignerons des Côtes du Rhône élit à sa présidence le viticulteur Denis Guthmuller. Précédemment secrétaire général de l’organisme de défense et de gestion des AOC Côtes-du-Rhône et Côtes-du-Rhône Villages (respectivement 30 300 et 9 100 hectares en 2019), Denis Guthmuller est très impliqué dans la vie syndicale de la filière rhodanienne. Le vice-président de la Cave de Cairanne est le président l’Association Interprofessionnelle des Vins Biologiques de Provence et de la Vallée du Rhône (Sud-Est Vins Bio) et le nouveau vice-président de l'interprofession des vins d’appellation des Côtes du Rhône et de la Vallée du Rhône (Inter Rhône). Avec la présidence du SGV, le viticulteur prend d’ailleurs la suite de Philippe Pellaton, qui vient d’être élu président d’InterRhône.

Exploitant depuis 30 ans avec son épouse Florence 40 hectares de vignes à Sainte-Cécile-les-Vignes (Vaucluse), Denis Guthmuller s’est converti à la viticulture biologique en 2009. Diplômé en génie climatique dans le BTP, le viticulteur prône une approche durable pour son nouveau mandat. A commencer par l'ambition de poser les Côtes du Rhône en vignoble de référence pour ses pratiques vitivnicoles. Le président du SGV indique ainsi que l'interdiction de désherber chimiquement les tournières va être prise (interdisant le désherbage en plein), que ses AOC visent une certification environnementale bio ou HVE pour 70 % des surfaces en 2025 (pour 25 % actuellement) et qu'il va mettre en avant les partages de bonnes pratiques entre opérateurs. Notamment pour la réduction des intrants viticoles : « naturellement, les Côtes du Rhône ont un climat propice à la réduction des produits phytosanitaires. Le mistral permet d'assécher le vignoble pendant la période de traitement » indique-t-il.

Potentiel de production défaillant

Alors que la crise sanitaire pèse sur l’activité et les trésoreries du vignoble, Denis Guthmuller se fixe comme objectif de renforcer la viabilité économique des acteurs du vignoble. « La crise Covid est un gros enjeu de court-terme, mais il y a aussi des enjeux plus structurels à résoudre. Notre potentiel de production est défaillant, suite à des accidents climatiques et au vieillissement du vignoble » souligne le viticulteur, notant que les rendements moyens sont de 44 hl/ha sur ses AOC, ne permettant pas de mise en réserve VCI (Volume Complémenaire Individuel) quand le cahier des charges fixe une limite de 51 hl/ha. Regrettant la fluctuation des cours, le président du SGV défend une approche de partage durable de la valeur.

Sa feuille de route prévoit également de réfléchir à l’évolution des profils produits dans le vignoble rhodanien, en termes d’adaptations aux marchés et au réchauffement climatique. Des adaptations qui peuvent passer par le développement de gammes de vins rosés, actuellement peu développées sur le vignoble rhodanien.

 

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Tous les commentaires (1)
gyhs Le 19 décembre 2020 à 09:18:52
C'est bizarre , cette véritable frénésie à vouloir faire toujours plus blanc que blanc ; Bio , HVE , cahier des charges .... les vignerons sont des gens responsables !!! Il faut les laisser décider eux même de leurs choix et de leurs pratiques culturales J'ai souvenir il y a quelques années de l'opération Cellier des dauphins , qui , pour aller capter de très grosses Subventions a voulu engager massivement ses adhérents en Bio . Résultat des courses : écroulement du marché , et a très court terme désengagement des vignerons J'ai bien peur que ce nouveau Président renouvelle ses erreurs passées . D'autant que son expérience à la tête de sa coopérative ne s'est pas, pour le moins, couronnée de succès De plus , le même, que j'ai entendu décrier vivement le rapprochement de la coopération avec le négoce , fait exactement la même chose avec l'absorption de sa coopérative ??? D’ailleurs , cela ne génère t'il pas un conflit d’intérêt majeur avec la présidence des CDR ???? Affaire à suivre .....
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