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Sorties de grappes généreuses
Un beau potentiel de récolte

Dans beaucoup de régions, le potentiel de récolte s'annonce correct. Mais dans d'autres, il a déjà été amputé par les accidents climatiques et le mildiou
Par Christelle Stef Le 09 juin 2020
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Un beau potentiel de récolte
Dans beaucoup de régions la sortie de grappes a été généreuse - crédit photo : Christelle Stef
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ans beaucoup de régions, la sortie de grappes a été plutôt généreuse. « On voit facilement deux à trois inflorescences par rameaux », note Marie-Noëlle Lauer, de la chambre d’agriculture d’Alsace. En Côte d’Or, la sortie de grappes est belle, les grappes structurées et plutôt longues. « Potentiellement, on part sur une belle récolte mais nous restons prudents car nous ne sommes pas à l’abri d’une période de canicule », nuance Pierre Petitot, de la chambre d’agriculture. En Champagne, la sortie de grappes a également été correcte. Les estimations du potentiel de récolte étaient en cours début juin mais celui-ci s’annonçait moyen à élevé selon les cépages et les secteurs. Le comité Champagne dans son bulletin du 2 juin expliquait donc que l’éclaircissage chimique avec de l’Etephon pouvait être une solution économique pour réguler les rendements dans les parcelles très chargées.

Comptages à la fermeture de la grappe

En Touraine, le potentiel serait supérieur à 2019. « Nous allons encourager les viticulteurs à faire des comptages à la fermeture de grappe, stade que l’on devrait atteindre mi-juin. S’il y a un gros potentiel, certains pourront être amené à faire de la vendange en vert pour rester dans les rendements des appellations  », indique Michel Badier, de la chambre d’agriculture du Loir et Cher. Avec ses collègues, il va donc lancer des webinaires pour mobiliser les viticulteurs sur cette thématique.

Mildiou et grêle ont amputé le potentiel

Le potentiel est également correct dans le Beaujolais et le Vaucluse. Dans le Languedoc-Roussillon, il est inférieur à l’an passé. Les comptages effectués dans le vignoble Gardois par l’ICV (Centre œnologique de Nîmes) sur un réseau de 105 parcelles montrent une moyenne de 15,9 grappes par cep tous cépages confondus, soit une diminution de 2,8 grappes/cep par rapport à 2019, liée en grande partie au gel survenu fin mars. Un gel significatif qui en avril a aussi amputé le potentiel dans l’Est de l’Hérault, la vallée du Rhône et une partie de la Provence. A cela s’ajoute les épisodes de grêle qui ont frappé le vignoble de Lirac et la Provence. Et le mildiou qui aura aussi un impact dans certains secteurs de l’Aude, des Pyrénées-orientales voire même dans l’Hérault. Dans le Bordelais, le potentiel de récolte était au rendez-vous. Mais dans certaines situations, il y aura des pertes à cause du mildiou. A Cognac, la sortie était belle avec des grappes bien charpentées et longues.

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Tous les commentaires (1)
bourvil Le 09 juin 2020 à 13:14:30
Doit on s'en réjouir?,pas sur, du moins pas pour tout le monde, mais la nature n'a que faire de la crise que traverse la filière viticole, et il n'y a pas d'éclaircies à l'horizon.
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