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Alsace
Une demande pressante pour l’irrigation

La sécheresse qui touche sévèrement certains secteurs en 2018 conduit un nombre croissant de viticulteurs à réclamer la possibilité d’irriguer leurs vignes de l’aire d’appellation Alsace.
Par Christophe Reibel Le 21 août 2018
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Une demande pressante pour l’irrigation
En Alsace, plusieurs millésime sec poussent certains viticulteurs à réclamer l'autorisation de l'irrigation. - crédit photo : DR
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es parcelles de raisins flétris ou qui ont bloqué leur croissance ne seront pas récoltées autour de Colmar dans le Haut-Rhin comme à Châtenois dans le Bas-Rhin. L’été sec qui a succédé à un printemps pluvieux laisse du nord au sud du vignoble des parcelles sur le carreau. Des viticulteurs parlent de « sauver » leurs pieds de vigne. « Il ne faut pas parler, d’irrigation mais d’arrosage ! » lance Jacques Stentz, responsable de la sous-région de Wintzenheim à l’Association des viticulteurs d’Alsace (Ava). « Les dégâts sont localisés. Mais dans certains cas, ils hypothèquent l’avenir de plusieurs exploitations. Il faut lancer le débat sur l’irrigation. Et vite, avant qu’il ne soit trop tard ». Philippe Gocker, son homologue de la sous-région de Colmar-Kaysersberg, cite l’exemple du vignoble badois, de l’autre côté du Rhin. « Le climat y est le même qu’en Alsace. L’arrosage modéré permet au riesling de passer le cap des sécheresses. A quand pareil pragmatisme en Alsace ? » interroge-t-il.

Réflexion en gestation

Dans le vignoble, l’irrigation a ses adversaires et ses partisans. Ce sont uniquement ces derniers qui se sont exprimés en nombre à l’assemblée générale de l’Ava le 20 août à Colmar. En mars dernier, le syndicat de Houssen (Haut-Rhin) avait été le premier à poser officiellement la question. A l’époque, l’Ava avait décidé de la mise en place d’une commission de travail chargée d’étudier la faisabilité technique et réglementaire du procédé. Elle débutera sa réflexion… après les vendanges qui démarrent le 23 août. Jérôme Bauer, président de l’Ava, admet que « la pression qui monte du vignoble [pour avoir le choix d’irriguer] est forte ». « Si le recours à l’irrigation est autorisé, son accès devra être équitable pour tous les acteurs du vignoble » prévient-il. L’appellation ne devrait pas non plus s’économiser une adaptation de son cahier des charges qui interdit l’irrigation. Pour combien de temps encore est-on tenté de se demander ?

 

 

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