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+6 000 €/ha : surprime à l'arrachage définitif des vignes de Cognac
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CVO viticulture
+6 000 €/ha : surprime à l'arrachage définitif des vignes de Cognac

L’aide à l’arrachage sera dopée à 10 000 €/ha pour les viticulteur charentais, incités à réduire leurs surfaces à un niveau rentable avec cet outil de réduction définitive du potentiel viticole. Maintenu à 7,65 hl AP/ha, le rendement 2026 pousse également à l’arrachage temporaire du VCCI pour augmenter le rendement individuel des exploitations viticoles.
Par Alexandre Abellan Le 21 janvier 2026
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+6 000 €/ha : surprime à l'arrachage définitif des vignes de Cognac
Cognac se taille sur mesure un plan d'arrachage sur la base de la mesure nationale. - crédit photo : Adobe Stock (auremar)
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n n’est jamais mieux servi que par soi-même : le comité permanent du Bureau National Interprofessionnel du Cognac (BNIC) indique dans un communiqué avoir validé ce mercredi 21 janvier un « plan d’arrachage filière porté par la famille de la viticulture » sur une Cotisation Volontaire Obligatoire (CVO) qui permettra « l’octroi d’une prime de 6 000 euros/hectare en complément de la prime nationale FranceAgriMer de 4 000 €/ha aux viticulteurs qui l’auront demandée et obtenue » à l’ouverture de la téléprocédure (au plus tard ce 6 février, sous réserve d’adoption du projet de loi de finances pour 2026). Montant à 10 000 €/ha, « cette prime complémentaire filière sera valable uniquement sur les cépages Cognac » (ugni blanc, folle blanche, montils, sémillon et folignan) et sera conditionnée à la validation des candidatures par FranceAgriMer (priorité donnée aux demandes d’arrachage total sans condition et pour les arracheurs partiels une limitation aux seules parcelles de plus de 10 ans et dont le cépage n’est pas le chardonnay).

Cet autofinancement par Cognac de l’arrachage définitif arrive après des mois de demande interprofessionnelle d’une enveloppe européenne de 40 millions € pour arracher 3 500 ha de vignes en compensation de l’enquête chinoise sur les eaux-de-vie communautaire ouverte par Pékin en rétorsion aux taxes de Bruxelles sur ses voitures électriques. Dans le vignoble charentais, « on s’est battus pour que Cognac puisse bénéficier d’une demande par la France de financement d’arrachage définitif à Bruxelles, mais le gouvernement n’a pas voulu et sa réponse est d’aller se servir sur l’enveloppe nationale » résume Anthony Brun, le président de l’Union Générale des Viticulteurs pour l'AOC Cognac (UGVC), qui précise que Cognac porte toujours sa demande de compensation européenne, mais pointe que la filière charentaise s'adapte au plan d'arrachage qui va s'ouvrir : « depuis le départ nous disons que la prime doit être complétée et mise à 10 000 €/ha. Pour que les viticulteurs puissent candidater en connaissance de cause, nous avons décidé une communication conjointe avec l’annonce des rendements » pour 2026 qui a été avancé afin de donner de la visibilité au vignoble.

7,65 hl/ha en 2026

Annonçant pour la première fois son rendement annuel dès l’hiver, le BNIC fixe à 7,65 hectolitres d’alcool pur la récolte 2026 de l’AOC. Reconduisant un rendement 2025 bas, la filière essaie d’équilibrer les tensions économiques de l’amont et de l’aval. « Viticulture et négoce ont convenu d’un niveau nécessaire à garantir la pérennité de la majorité des exploitations, même si c’est très bas, tout en affirmant en parallèle la nécessité de recalibrer le bassin d’approvisionnement en regard des tenances de marchés et de la géopolitique » déclare Florent Morillon, le président du BNIC, qui « salue le travail des familles et syndicats sur ce rendement qui est sage pour la région dans la période actuelle ». Alors que son premier marché en volume, les États-Unis, menacent de nouvelles taxes, et que sa première destination en valeur, la Chine, reste ralentie après des mois de tensions.

Avec cette décision de rendement précoce, les viticulteurs doivent avoir le temps de se positionner sur le recours au Volume Complémentaire Cognac individuel (VCCI), qui permet l’augmentation des rendements individuels en contrepartie de l'arrachage volontaire de surface de vignes« Ça permet aujourd’hui de recourir au VCCI en place et au dispositif d’arrachage définitif local. Il reste à mettre en place un dispositif d’arrachage temporaire » indique Florent Morillon.« L’arrachage temporaire fait partie des sujets que l’on continue de travailler. On sait que dans certains cas de figure les viticulteurs ne peuvent pas prétendre au VCCI ou à l’arrachage définitif » indique Anthony Brun, soulignant que Cognac travaille sur la boîte à outils la plus complète possible : « on ne s’arrêtera que lorsque l’on aura mis en adéquation les surfaces avec les besoins, et surtout quand on aura renforcé la viabilité des entreprises viticoles ». Le bas rendement n’étant pas parfait indique le viticulteur de Saint-Bonnet-sur-Gironde (Charente Maritime), mais peut être compensé par les outils développés. En témoignent les arrachages actuellement plus visibles qu’à l’accoutumée dans le vignoble charentais, sans doute pour bénéficier du VCCI.

Demandant au gouvernement français une mesure européenne de compensation aux taxes chinoises et un soutien financier pour le complément à l’arrachage définitif (sous forme de prêt garanti), la filière du Cognac mettra ses points à l'ordre du jour de sa rencontre avec la ministre de l'Agriculture, Annie Genevard, prévu ce mardi 3 février.

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Vincent Le 21 janvier 2026 à 15:44:24
Et nous en Languedoc , dans l Aude , on crève ?.. fabuleux ??
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