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L’avenir des traitements viticoles par drone entre expérimentation et dérogation pour les fortes pentes
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Pistes ministérielles
L’avenir des traitements viticoles par drone entre expérimentation et dérogation pour les fortes pentes

Le ministère de l’Agriculture laisse ouvert deux pistes d'avenir pour les traitements aériens des vignobles au-delà de 30 % de pente, actuellement interdits par la réglementation. Des députés ont déposé une proposition de loi proposant de nouveaux essais.
Par Alexandre Abellan Le 12 décembre 2022
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L’avenir des traitements viticoles par drone entre expérimentation et dérogation pour les fortes pentes
Pour le ministère, le rapport de l’ANSES « ouvre des perspectives concernant le recours aux drones pour améliorer la protection des opérateurs dans certaines circonstances, mais souligne également la nécessité d'acquérir des données supplémentaires ». - crédit photo : AEP Drone
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ol stationnaire pour l’avenir des drones dans le traitement phytosanitaire des vignobles en forte pente, entre le vent contraire des conclusions mitigées de l'Agence Nationale de Sécurité Sanitaire (Anses) suite aux expérimentations nationales (2020-2021) et le souffle de soutien de leurs défenseurs (pour ne pas dire promoteurs). En l’état, « deux pistes sont identifiées. La première consiste à poursuivre l'expérimentation, et la deuxième à proposer, au titre de première étape, de rendre possible l'utilisation des drones dans certaines situations très spécifiques telles que le traitement des vignes en forte pente » déclare le ministère de l’Agriculture dans une réponse ce 8 décembre à une interpellation du 7 juillet de la sénatrice Patricia Schillinger (Haut-Rhin, groupe de la majorité présidentielle au Sénat).

« Dans les deux cas, une modification législative de l'article L. 253-8 du Code Rural est nécessaire » indique le ministère, précisant que ce texte interdit la pulvérisation aérienne de produits phytopharmaceutiques (un article de la loi EGALIM permettait une dérogation pour les parcelles aux pentes supérieures à 30 %). « Cette interdiction peut poser des difficultés dans certains territoires, dont les spécificités rendent le traitement par voie terrestre dangereux pour les opérateurs qui ont la charge » pointe la sénatrice Patricia Schillinger, rapportant l’exemple du « vignoble alsacien dont l'une des particularités est de présentée par endroit, de fortes pentes qui rendent tous traitements par voie terrestre extrêmement risqués ». Défendant « l'usage de drones [qui] permet de réduire considérablement l'exposition des opérateurs aux contaminations, en comparaison à celles qu'ils encourent lorsqu'ils manipulent une chenillette », l’élue alsacienne plaide pour « une pérennisation de la possibilité d'épandre par drone », sa question datant d’avant la publication du rapport de l’ANSES (diffusé le 14 octobre).

Proposition de loi

17 députés viennent justement de déposer, ce 29 novembre, une proposition de loi "visant à autoriser l’épandage par drone dans le milieu agricole". Son unique article propose de "permettre la prolongation de cette expérimentation qui a offert une solution performante pour traiter les cultures situées dans des zones difficiles d’accès, telles que les vignes en pente forte (égal ou supérieur à 30 %)".

 

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