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Les cavistes V and B étendent la consigne de leurs bières aux vins
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Les cavistes V and B étendent la consigne de leurs bières aux vins

L'enseigne de cavistes spécialisée dans la bière et le vin va tester sur quelques références un circuit de consigne qu'elle applique sur la bière depuis 20 ans. En plus, d'une offre de vins régionalisée, l'enseigne réfléchit à l'acquisition de nouveaux vignobles
Par Olivier Bazalge Le 09 novembre 2022
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Les cavistes V and B étendent la consigne de leurs bières aux vins
Le réseau de cavistes V and B se lance dans la consigne pour le vin - crédit photo : VandB Concept
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éjà plus de 20 ans pour la chaîne de cavistes hybride V and B. Créée en 2021, l’enseigne, qui a fait le pari de réunir une offre élaborée de vins et de bières dans un même lieu, ainsi qu’un espace de consommation sur place, s’enorgueillit de compter aujourd’hui 257 établissements sur le territoire français, pour un chiffre d’affaires de 250 millions d’euros (m€) en 2021, « en progression constante depuis sa création », valide un communiqué. Depuis ses débuts, l’enseigne a adopté le principe de la consigne pour son offre de bières. Elle lance à présent des tests dans une trentaine de magasins français pour élargir ce fonctionnement à son offre de vins.

« Les contraintes de formats de bouteilles, de poids, de type d’étiquettes et de colle font qu’il est pour l’heure impossible d’appliquer la consigne à toute l’offre de vins. Cinq références, en bouteilles bordelaises et bourguignonnes, seront testées pour voir comment la clientèle s’attribue cette façon de fonctionner », explique Arnaud Sissac, directeur des opérations de V and B. L’enseigne fait ainsi d’une pierre deux coups en mettant à disposition sa flotte de camions de livraison pour récupérer les bouteilles collectées dans les points de vente. « Toute la partie de collecte puis de tri est assurée par nos moyens logistiques de transport et notre unité de retraitement installée dans notre siège de Mayenne. Nous travaillons ensuite avec une unité de lavage extérieure à notre groupe et située en Bretagne », détaille Arnaud Sissac.

Vers les centres-villes

Autre parti pris de l’enseigne : ne s’installer que dans des zones périurbaines, « pour offrir une alternative de qualité aux fermetures de bars et troquets qui sévissent en région » au début des années 2000. En effet, à l’origine de l’histoire V and B, il y a deux commerçants voisins, Emmanuel Bouvet et Jean-Pierre Derouet, qui décident de fusionner leurs boutiques d’Allonnes, dans la Sarthe, l’une vendant de la bière, l’autre du vin. Depuis ce rapprochement originel, l’enseigne a conservé son activité répartie à égalité entre la consommation de bar sur place, et la vente des références de vins et bières. « Nous conservons ce marqueur originel mais les centres-villes nous intéressent aussi. Des tests concluants ont montré l’intérêt d’une implantation de notre enseigne en zone de centre urbain », approuve le directeur des opérations. L’enseigne ouvre en moyenne une vingtaine de nouveaux points de vente chaque année.

Ce positionnement de l’enseigne la place en témoin privilégié des attentes de consommation. « Les vins rosés maintiennent leur progression et sont parvenus à se désaisonnaliser, mais les vins blancs les ont rattrapés, au détriment de la consommation de vin rouge. Les bulles ont également une croissance annuelle à deux chiffres. La consommation apéritive et non-genrée est en train de prendre le dessus dans notre clientèle qui nous fréquente beaucoup dans le cadre ‘afterwork’ », décrypte Arnaud Sissac.

25 % d'activité dans le vin

350 références de vins sont proposées à l’échelle nationale et le pôle vins de V and B représente « environ 25 % de notre activité, en volume comme en valeur, donc plusieurs dizaines de millions de cols », poursuit Arnaud Sissac. Si elle dispose de références distribuées sur l’ensemble du territoire, la stratégie de l’entreprise vise à pousser une offre régionalisée de la part de ses franchisés, « avec une structuration dédiée, où une personne en charge de chaque bassin de production gère les achats pour pouvoir mettre en avant les références régionales indispensables ainsi que les pépites des appellations régionales », poursuit le directeur des opérations.

 

Nouveaux vignobles

V and B ne s’arrête pas à la distribution et possède également la brasserie artisanale Mont Hardi depuis 2019. « Nous y produisons notre propre bière, mais en volume confidentiel par rapport aux ventes de nos magasins », reprend Arnaud Sissac. Mais c’est avant tout dans le vin que V and B est implantée. La société exploite les 6 domaines viticoles du groupe Invindia, dans le bordelais, dont les références se retrouvent dans le réseau V and B. L’enseigne étudie actuellement la possibilité d’étendre cette capacité de production au sein de deux autres appellations françaises.



 

 

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