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Les cavistes se sont réinventés avec la pandémie

Face aux contraintes imposées par l’épidémie de Covid-19, les cavistes français ont fait évoluer leurs habitudes pour maintenir leur activité et conquérir de nouveaux clients.
Par Olivier Bazalge Le 16 février 2022
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Les cavistes se sont réinventés avec la pandémie
Les cavistes ont su trouver des solutions pour s'adapter aux nouvelles contraintes fixées par l'épidméie de Covid-19 - crédit photo : Olivier Bazalge
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lick and collect, livraison à domicile, drive, commerce sur internet, réseaux sociaux, vidéos, podcasts, enrichissement des fichiers clients et emailing… Les cavistes français ont su tirer parti de la pandémie de Covid-19 pour faire évoluer leurs méthodes et, souvent, enregistrer une progression de leur chiffre d’affaires.

C’est du moins ce qu’ont laissé entendre la fédération des cavistes indépendants (FDI) et le syndicat des cavistes professionnels (SCP) à l’occasion d’une table ronde tenue lors du salon Wine Paris & Vinexpo Paris. De manière soudée, la profession met ainsi en exergue la flexibilité dont elle a su faire preuve pour s’adapter à  la nouvelle donne sanitaire, et trouver de nouvelles voies de commercialisation.

Révision des préjugés

« Nous avons eu très peur de ne plus travailler », concède volontiers Jean Guizard à l’évocation des premiers jours du confinement de mars 2020, président de la FDI, « mais cet évènement s’est finalement révélé bénéfique car les gens ont redécouvert la proximité, et par conséquent leurs cavistes, à cette occasion ». Plus qu’une découverte, le public a pu effacer l’étiquette « élitiste ou hautaine qui nous collait à la peau, voulant qu’il faut être connaisseur pour franchir le pas de nos portes ».

Aude Legrand, caviste à Paris et Issy-les-Moulineaux, et Cyril Coniglio, caviste à Pont de l’Isère dans la Drôme, ont également témoigné des adaptations concrètes des professionnels selon leurs zones d’implantation. « Nous avons rapidement maintenu la fermeture de notre boutique parisienne, les rues de la capitale restant désertées par leurs habitants. Il y a eu en revanche un regain d’activité dans la zone résidentielle d’Issy-les-Moulineaux, grâce à un e-mailing efficace et une mise ne marche de la livraison », note Aude Legrand. Le chiffre d’affaires de son exercice a ainsi augmenté de 30 %.

Nouvelles perspectives

De son côté, Cyril Coviglio a rapidement installé une solution de click and collect couplée à un site internet qui lui a permis « de réaliser des envois de vins dans toute la France, jusqu’en Corse ». « Les gens ont découvert qu’ils pouvaient trouver des vins à mois de 5 ou 10 € chez leur caviste, et l’interface internet a également ramené des personnes qui nous avaient découvert par ce biais », poursuit-il. Il a ainsi enregistré une progression de 20 % de son chiffre d’affaires en 2020, et encore de 12 % en 2021.

Sans être en mesure d’évaluer l’impact réel de la crise sur d’éventuelles fermetures de cavistes, fédération et syndicat estiment de concert que la pandémie leur a ouvert des perspectives nouvelles de développement. « Les médias et le grand public n’ont jamais autant parlé de nous », souligne même Patrick Jourdan, président du SCP. Plus qu’un booster à leur activité, la pandémie aura donc montré à quel point les cavistes sont en mesure de se rebiffer.

 

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