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50 millions d’euros pour trouver les levures et bactéries des vins de demain
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"Ferments du futur"
50 millions d’euros pour trouver les levures et bactéries des vins de demain

Chercheurs du public et du privé vont travailler ensemble pendant 10 ans pour trouver de nouvelles levures et bactéries répondant aux enjeux environnementaux et sociétaux, notamment dans la filière vin.
Par Marion Bazireau Le 14 septembre 2022
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50 millions d’euros pour trouver les levures et bactéries des vins de demain
Des projets viseront notamment à trouver les meilleurs microorganismes pour la vinification des vins issus de nouvelles variétés. - crédit photo : Xavier Remongin / agriculture.gouv.fr
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Le Grand Défi "Ferments du Futur" doit permettre de mobiliser les techniques naturelles de fermentation pour accélérer la révolution agricole et alimentaire au service d’une alimentation, saine, durable et traçable » pose Damien Paineau, directeur exécutif du projet copiloté par l’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement (Inrae) et l’Association nationale des entreprises alimentaires (Ania).

Dévoilé au siège de l’Inrae ce lundi 12 septembre en présence de Sylvie Retailleau, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Marc Fesneau, ministre de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire, et de Bruno Bonnell, secrétaire général pour l’investissement, ce projet s’est vu doté d’un budget de 48,3 millions d’euros, dans le cadre du plan de l’Etat France 2030.

« Environ 20 millions d’euros seront dédiés à l’équipement. Nous allons par exemple aider l’unité Sciences pour l’Œnologie (SPO) de Montpellier à acquérir du matériel de cryptage de levures et bactéries » illustre Damien Paineau.

Chaque année pendant 10 ans, 1,5 million d’euros financeront 5 à 7 projets de recherche. « Pour la filière vin, il s’agira d’explorer l’univers des levures non-Saccharomyces et de trouver de nouvelles souches permettant de moduler la teneur en alcool, de jouer sur l’acidité, ou la stabilité des produits ».

Microorganismes adaptés aux nouvelles variétés

Les chercheurs se mettront également en quête de microorganismes adaptés à la vinification des raisins issus de nouvelles variétés. « L’idée est également de travailler sur des assemblages de levures et bactéries améliorant les performances fermentaires, renforçant le biocontrôle, dans une perspective de réduction des intrants, ou aboutissant sur des profils sensoriels au goût du consommateur ».

La porte du projet est ouverte aux établissements publics comme privés. « Les unités de recherches, les producteurs de ferments ou de vin sont les bienvenus » insiste Damien Paineau, espérant que tous ces partenaires se manifestent au plus tôt pour participer à la construction du conseil d’orientation.

« Nous signerons un premier accord de consortium en fin d’année ». Suivront l’inauguration d’une plateforme à Saclay et l’ouverture d’un premier appel à projets de recherche en début d’année.

 

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