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Des rendements réadaptés au marché en Anjou-Saumur
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Décision syndicale
Des rendements réadaptés au marché en Anjou-Saumur

Dans le vignoble d’Anjou-Saumur où chaque parcelle peut produire plusieurs AOC, les responsables syndicaux ont travaillé les volumes pour préserver les équilibres économiques du vignoble, quitte à rogner sur les rendements de base.
Par Patrick Touchais Le 18 août 2022
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Des rendements réadaptés au marché en Anjou-Saumur
Pour la récolte à venir, les vignerons angevins ont ajusté les rendements en misant dans de nombreuses AOC sur le VCI. - crédit photo : Patrick Touchais
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l’instar du travail lancé il y a deux ans, les appellations de volume d’Anjou-Saumur (trois AOC de rosés, deux de bulles et Saumur Champigny) ont planché conjointement tout au long du mois de juillet sur la fixation des rendements 2022.

L’ensemble de ces appellations pèse quelque 75 % du volume global du vignoble et ont donc un poids considérable sur l’économie locale. Cette action collective est portée par l’ODG dans un vignoble où une même parcelle de cabernet franc, par exemple, peut revendiquer 3 ou 4 appellations. L’objectif est de préserver les équilibres et d’éviter les effets d’opportunisme.

Pour avancer dans la détermination du rendement optimal, les responsables des appellations se basent sur deux dossiers : l’analyse poussée des données économiques de chacune d’entre elles, et le retour des intentions de production volontaire et anonyme des vignerons.

On produit ce qu’on sait vendre

Pour le président des rosés (Cabernet d’Anjou et Rosé d’Anjou affichent quelque 400 à 450 000 hl), le mot d’ordre a été clair : “On produit ce qu’on sait vendre”. Tout particulièrement en Cabernet d’Anjou où les stocks à fin juillet sont suffisants pour assurer la jointure avec le prochain millésime.

Conséquence, en fonction des intentions de production, l’appellation a voté un rendement annuel à 55 hl/ha, soit une baisse de 5 hl par rapport au rendement de base. L’objectif est de produire 320 à 330 000 hl. Les vignerons pourront - au choix - y ajouter 12 hl/ha de VCI ou de VSI.

En Rosé d’Anjou, les vignerons seront autorisés à produire le rendement de base (65 hl/ha) assorti d’un VCI ou d’un VSI de 8 hl.

En Crémant de Loire, dont les volumes sont produits à 80 % sur la zone Anjou-Saumur, la prudence est également de mise pour conserver les équilibres et maintenir des cours qui se sont bien tenus depuis plusieurs années. L’appellation misera cette année sur une réserve interprofessionnelle de 4 hl/ha sur les 74 possibles. “Ils pourront être débloqués dès le mois de mars, voire plus tard, jusqu’en décembre 2023”¸ précise le président Christian Pauleau. Là encore, on pourra mettre en réserve sous forme de VCI, 6 hl/ha.

Globalement, une majorité d’appellation d’Anjou-Saumur fait appel au VCI dans une région qui depuis 5 ans, a alterné les belles récoltes et les coups de gel.

Quant à savoir quels seront les rendements réels, il est trop tôt pour le savoir. Le vignoble affichait un beau potentiel début juillet, ralenti par la sécheresse. Mais plusieurs épisodes de pluie ont fini par se manifester depuis le 13 août.

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