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Les vignes de Côte d’Or à une pluie d’un millésime généreux
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Les vignes de Côte d’Or à une pluie d’un millésime généreux

À environ un mois des vendanges, le département de la Côte de Beaune et de la Côte de Nuits s’attend à une belle récolte, redoutant seulement une sécheresse en août.
Par Clément L’Hôte Le 28 juillet 2022
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Les vignes de Côte d’Or à une pluie d’un millésime généreux
Seule crainte : un « scénario de type 2020 » pour le vignoble. - crédit photo : Clément L'Hôte (pinot noir en cours de véraison)
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ette fin juillet, les vignerons de Côte d’Or ont toujours le sourire. Dans ce département bourguignon, celui des Côte de Beaune et Côte de Nuits, les aléas climatiques ont fait peu de dégâts. Le gel ? Insignifiant. La grêle ? Hyper localisée. Et une pression parasitaire plutôt contenue. « Sur notre réseau, seules 4 à 5 % des parcelles ont des niveaux d’attaque oïdium très élevés. C’est une année à forte pression, on a été obligé de pousser loin les traitements. Mais sur la majorité du vignoble, le champignon est maîtrisé.  On ne peut pas comparer la pression de 2022 à celle de 2021 », relativise Benoît Bazerolle, de la chambre d’agriculture de Côte d’Or. Côté mildiou, « on a eu à peine quelques traces jusqu’au 15-20 juin. Puis les 100 à 200 mm tombés fin juin ont tout changé». Même si, là encore, « les pertes de récolte restent très ponctuelles».

Les chaleurs n’ont pas fait trop de dégâts non plus. « On a eu de l’échaudage sur grappes localement. Certains facteurs ont accentué le phénomène, comme l’état de santé des vignes, ou les passages de soufre mal positionnés. Mais c’est moindre par rapport à 2020. Je ne suis pas persuadé que cela impacte fortement la récolte cette année». Même constat pour Christophe Deola, directeur de la maison Louis Latour, à Beaune. « On voit régulièrement de la grillure, sur pinot noir en particulier. Mais rien de catastrophique . Et, pour l’instant, les plantiers sont assez jolis ». L’agronome reste pourtant sur le qui-vive.  « Les températures risquent de remonter à nouveau en août. C’est ça qui nous inquiète. Il faudrait un peu d’eau d’ici là. On craint un scénario de type 2020, avec tous les signaux au vert le 14 juillet, puis une récolte qui fond jusqu’aux vendanges à cause de la chaleur et de la sécheresse. »

Vendanges moins précoces que prévu

Il faut dire que les chaleurs ont déjà commencé à ralentir la maturation. Benoît Bazerolle constate « 10 % de véraison dans les parcelles les moins avancées, et jusqu’à 50 -70 % dans les plus précoces. C’est pour l’instant comparable à 2018. Mais la progression ralentit. C’est étonnant, pour un millésime qui a galopé du début à la fin. On pense que la vigne a privilégié la végétation par rapport aux grappes».

Résultat : des dates de vendanges potentielles moins précoces que prévu.  « On s’attend à voir les premiers coups de sécateur du 25 au 27 août, et le gros de la récolte commencer à partir du 1er septembre. » Christophe Deola confirme. « Je pensais démarrer le week-end du 20-21 août.  Maintenant je prévois plutôt le 24, ou le 26. Tout dépend de la météo à venir. » Un point d’interrogation qui plane sur la Côte d’Or, même si « on est optimistes, et infiniment plus sereins qu’en 2021 ».

 

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