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Beaujolais
Une vendange à la qualité "inespérée il y a un mois"

Le ban des vendanges a été fixé au samedi 11 septembre pour les blancs et à ce lundi 13 pour les rouges et rosés dans le vignoble du Beaujolais. La récolte s'annonce très faible, à -30 % « au bas mot », mais la qualité promet.
Par Clément L’Hôte Le 14 septembre 2021
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Une vendange à la qualité
Malmené dans ses quantités, le vignoble affiche sa sérénité en matière de qualité. - crédit photo : Chambre d'Agriculture du Rhône (photo d'une zone tardive à Oingt)
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es sécateurs commencent à faire leur apparition dans le Beaujolais, ou le ban des vendanges a été fixé au samedi 11 pour les blancs et au lundi 13 pour les rouges et rosés, en appellations Beaujolais et Beaujolais-villages. « Dans les faits, on va s’approcher de ces dates » constate Florence Hertaut, conseillère à la chambre d’agriculture du Rhône.

« Les conditions climatiques de fin août et début septembre, avec une absence de pluies significatives et des journées chaudes, ont permis à la maturation de progresser très régulièrement. L’indice couleur a très bien progressé et nous sommes à +0,25 degrés quotidiens ces derniers jours ». Côté fraîcheur, « Les acidités sont élevées, mais avec des pH plutôt hauts. Cela s’explique par des quantités d’acide malique importantes, et des taux d’acide tartrique assez bas. » Ainsi, « en ce qui concerne la qualité, nous ne sommes pas inquiets ».  Même son de cloche du côté de l’interprofession. « Grâce à ce temps magnifique depuis le 15 août, la maturité du raisin rappelle les bons millésimes », se félicite Daniel Bulliat, président d’Inter Beaujolais. « Cette belle qualité était encore inespérée il y a un mois ».

-30 % au bas mot

Mais comme dans la plupart des vignobles français, la quantité fera défaut. « Nous sommes à -30 %, au bas mot, par rapport à la moyenne des 5 dernières années, sachant que lors des derniers millésimes les rendements étaient déjà relativement faibles », regrette Florence Hertaut.

«Le gel a été la principale cause. Même si les gamays ont plutôt mieux résisté que d’autres cépages, de par leur stade végétatif et leur caractère fructifère, avec une bonne reprise sur les seconds bourgeons ». La grêle a également frappé, mais « de manière très localisée, ne touchant pas l’ensemble du vignoble ».


 

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