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Ces céréaliers du Pas de Calais misent sur le vin pour se diversifier
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Changement climatique
Ces céréaliers du Pas de Calais misent sur le vin pour se diversifier

En phase d’émulation et de structuration, le vignoble des Hauts-de-France témoigne de l’attractivité de la viticulture pour les exploitants en grandes cultures.
Par Alexandre Abellan Le 16 avril 2021
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Ces céréaliers du Pas de Calais misent sur le vin pour se diversifier
Lauriane et Paul-Adrien Carbonnaux partagent la volonté de sortir d’un assolement traditionnel en s’essayant à la viticulture. - crédit photo : DR
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 C’est assez vertigineux comme pas à passer » glisse Laurianne Carbonnaux, évoquant la plantation cette fin mars d’une parcelle de chardonnay (1,5 hectare) au sein de son exploitation grandes cultures céréalières (200 ha de blé, colza, lin, betterave et pois de conserve) de la SCEA du Moulin (basée à Fresnicourt-le-Dolmen, dans le Pas-de-Calais). Partageant depuis des années le souhait de se diversifier avec son époux, Paul-Adrien Carbonnaux, l’ingénieur agronome lilloise se lance avec cette première parcelle sur un terroir de coteau argilo-calcaire orienté plein sud. Si sa pente et sa faible fertilité rendent la culture du blé difficile, tout est à tester en termes viticoles.

Soutenu techniquement par les viticulteurs du Terril d'Haillicourt (produisant depuis dix ans un chardonnay), le projet a pour objectif de produire des vins blancs secs haut de gamme. 50 ares de pinot gris seront plantés en 2022, le domaine ayant fait le choix de cépages connus pour en simplifier la commercialisation, ainsi que de variétés à maturation précoce (pour vendanger des raisins mûrs) et à débourrement tardif (pour éviter le gel).

Complément de revenu

Ayant investi dans du matériel viticole (tracteur vigneron, pulvérisateur, décavaillonneur…), la SCEA du Moulin se donne trois ans pour investir dans un chai. « C’est une diversification, on le fait pour apporter un complément de revenu » note Laurianne Carbonnaux, qui précise que « tout est fait pour que ce soit qualitatif. Mais en viticulture c’est long, il faut trois ans pour voir les premiers résultats sur les raisins… »

La céréalière se montre cependant optimiste, son initiative viticole étant loin d’être isolée dans le Pas-de-Calais. En marge d’initiatives individuelles dans le département, une structuration est en cours avec les prémices d’une coopérative portée par le négoce agricole Ternoveo, qui a planté 16 ha de vignes en 2020 et vise 200 ha à terme (cliquer ici pour en savoir plus).

 

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