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Vranken-Pommery passe ses vignobles en conversion bio

Après la Camargue, la Provence et le Portugal (Douro), le groupe Vranken-Pommery Monopole se met au vert en Champagne. Au total, 175 hectares parmi les 285 hectares gérés par le groupe sont depuis la vendange 2020 en conversion bio.
Par Laurie Andrès Le 10 novembre 2020
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Vranken-Pommery passe ses vignobles en conversion bio
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oederer, Leclerc-Briant…ce n’est plus vraiment une nouveauté, les maisons champenoises se lancent dans la viticulture biologique. Contestées ou accueillies positivement, ces décisions semblent à l’heure de la baisse des rendements et des pressions environnementales, une façon de s’adapter au vignoble de demain.

Un moment opportun qu’a choisi le groupe Vranken-Pommery Monopole, largement implanté en Champagne, dont le portefeuille comprend les marques Vranken (cuvées Demoiselle, Diamant), Pommery (cuvées Louise et POP), Charles Laffite, Heidsieck&Co, Bissinger&Co pour se lancer. Une continuité du travail engagé depuis 2014, date à laquelle les vignobles champenois du groupe ont reçu une double certification, HVE (Haute Valeur Environnementale) et développement durable.

Ainsi 175 hectares sur les 285 hectares gérés par le groupe familial fondé et dirigé par Paul-François Vranken depuis 1976, sont officiellement en conversion bio depuis la vendange 2020.

Une démarche qui fait écho aux valeurs « sociales, économiques et environnementales » prônées par le 2ème acteur en Champagne qui a déjà engagé une conversion en viticulture biologique pour sa « branche rosé » dans ses domaines en Camargue et en Provence (1070 hectares certifiés sur 2350) auxquels il faut ajouter désormais la Champagne et le Portugal (branche vins rouges et blancs) qui seront donc certifiés en 2023.

Acteur de la protection de l’environnement

Clément Pierlot, chef de caves de la maison Pommery, directeur du vignoble, affirme que cette décision du passage à la viticulture biologique est une suite logique aux valeurs du groupe.

« Nous sommes un très grand groupe mais nous restons avant tout une maison familiale, nous n’avons pas de volonté à établir une stratégie économique ou de conquête derrière cette intention. Nous sommes animés par une conviction profonde et avons estimé que c’était le bon moment pour se lancer d’autant que nous avons arrêté d’utiliser des herbicides depuis quelques années déjà. »

Se positionnant en acteur de la protection de l’environnement, le groupe Vranken-Pommery Monopole s’inscrit alors dans une stratégie « élitiste » défendue par son PDG, Paul-François Vranken.

Selon le dernier baromètre SO WINE (chiffres 2019), agence marketing spécialisée en vins et spiritueux, 1 acheteur sur 2 est prêt à payer plus cher pour un vin bio, une tendance qui s’installe auprès de consommateurs et qui profite largement à la grande distribution qui se classe dans le top 3 des lieux d’achats devant les cavistes et les producteurs, le circuit GMS étant celui privilégié par le groupe.

 

 

 

Groupe familial

Vranken-Pommery Monopole, groupe familial fondé et dirigé depuis 1976 par Paul Vranken, possède l’un des plus grands vignobles d’Europe. A la tête de marques de renommée internationale, scindé en 4 branches, « champagne » (Pommery, Vranken, Heidsieck), « vins rouges et blancs » (Rozès, Quinto Do Grifo), « rosés » (Château La Gordonne, Jarras, Pink Flamingo) et « sparkling wines » en Camargue, dans la Napa Valley (Californie) et le Hampshire (Grande-Bretagne). Après l’annonce de convertir ses vignobles champenois, le groupe Vranken-Pommery Monopole serait le deuxième acteur en Champagne engagé en viticulture biologique après Roederer.



 

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