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Il fallait y penser
La thermorégulation à moindre frais

Une nouvelle thermorégulation permet de refroidir des cuves et d'en chauffer d'autres au même moment. Tout cela avec un seul réseau d'eau glycolée et une astuce.
Par Claire Furet-Gavallet Le 03 novembre 2020
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La thermorégulation à moindre frais
'Avant dans mon ancienne cuverie, je me débrouillais avec un vieux groupe de froid et un Kreyer. Mais avec les hautes températures de l’été et l’étalement des vinifications sur 2 mois, je n’y arrivais plus ' indique Adrien Goichot. - crédit photo : Adrien Goichot
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our réguler la température de ses 57 nouvelles cuves en inox de 20 à 60 hl dotées de ceintures de froid, Adrien Goichot, directeur de la Maison André Goichot, a opté pour le nouveau système de RTech Œnologie.

« Je devais pouvoir refroidir des cuves pour réaliser des macérations pré-fermentaires à froid et en réchauffer d’autres, au même moment, pour des post-fermentaires à chaud. Avant dans mon ancienne cuverie, je me débrouillais avec un vieux groupe de froid et un Kreyer. Mais avec les hautes températures de l’été et l’étalement des vinifications sur 2 mois, je n’y arrivais plus ».

Or, de façon classique, la thermorégulation en chaud et froid nécessite deux circuits distincts : l’un pour le chaud, l’autre pour le froid. « C’est donc double coût pour le vigneron » constate Arnaud Roussac, gérant de la société RTech Œnologie. Depuis ce printemps, il propose une alternative moins chère : un système pour refroidir et chauffer les cuves avec un seul réseau d’eau glycolée, un groupe de froid et des modules de sa conception.

« Nous installons un réseau principal branché sur une pompe à chaleur produisant du froid. Puis, au-dessus de chaque cuve, nous ajoutons nos modules qui comprennent une résistance, une petite pompe et un jeu de vanne pour mettre la cuve hors circuit pendant qu’on la chauffe » explique Arnaud Roussac.

Très simple d’utilisation

« Tout se pilote sur un écran, c’est très simple d’utilisation. Il suffit de mettre la température souhaitée pour une cuve. S’il faut la chauffer pour l’atteindre, le module se déclenche et bloque l’arrivée d’eau froide pour chauffer la cuve voulue en circuit fermé » poursuit Adrien Goichot.

Cette année, il a pu réaliser beaucoup de macérations pré-fermentaires à froid pour ses rouges, mais il n’a eu besoin que de chauffer quatre cuves durant trois à quatre jours. « Ce millésime s’est peu prêté aux macérations post-fermentaires à chaud. Les tanins n’avaient pas besoin d’être polis ou adoucis ».

Sur ces quatre cuves, « à partir de 995 de densité, j’ai demandé 30°C et tout s’est très bien mis en route ». Sur une cinquième cuve, qui était en arrêt de fermentation, il a relevé la consigne de température de 5°C. Là aussi, le chauffage s’est mis en route sans difficulté, ce qui a permis au pied de cuve de s’implanter plus facilement.

Arnaud Roussac annonce un coût d’installation par cuve d’environ 2500 € incluant la totalité de l’équipement à savoir le groupe de froid, les modules, le réseau et l’installation, « mais ce prix peut monter jusqu’à 4000 € si le groupe froid doit être installé sur le toit, ce qui nécessite de louer une grue » précise le gérant.

Une faible consommation électrique

Les résistances, qui chauffent les cuves en circuit fermé dans le système RTech oenologie sont peu gourmandes en énergie. « Leur consommation est comparable à celle un radiateur domestique de 1000 Watts, assure Arnaud Roussac, le gérant de cette société. Pour maintenir une cuve à 30°C, il faut compter un coût d’électricité du 60 à 80 € par jour. En comparaison, il faudrait environ 50 € par jour avec une installation dotée d’un second réseau d’eau chaude. »

Selon ce fournisseur, les installations classiques coûteraient donc un peu moins cher à l’utilisation, mais beaucoup plus à l’investissement.

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