LE FIL

Vins bios

La filière représente 1,2 milliard d'euros de chiffre d'affaires

Jeudi 09 novembre 2017 par Marion Sepeau Ivaldi

SudVinBio, organisateur du salon Millésime bio qui se tiendra du 29 au 31 janvier à Montpellier, présente une étude sur la distribution des vins bios.SudVinBio, organisateur du salon Millésime bio qui se tiendra du 29 au 31 janvier à Montpellier, présente une étude sur la distribution des vins bios. - crédit photo : Marion Sepeau Ivaldi
SudVinBio dévoile une étude sur la commercialisation des vins bios et scrute plus particulièrement les chiffres de la distribution des vins bios chez les cavistes et les magasins spécialisés bios. De quoi démontrer, s’il était encore besoin de le faire, que le bio n’est plus une niche.

1.2 milliard d’euros : c’est le chiffre d’affaires généré par les vins bios en France. En sept ans, la filière aura ainsi triplé ses ventes. Et ce dynamisme se vérifie à la fois pour les ventes France qui atteignent 792 millions d'euros en 2016 (multipliant par 2,5 ses performances de 2010) et à l’export avec un chiffre d’affaires de 419 millions d’euros (soit trois fois plus qu’en 2010). Dans ce contexte de croissance, SudVinBio a voulu en savoir un peu plus sur la représentation de l’offre des vins bios chez les cavistes et les magasins spécialisés bios qui représentent respectivement 19 % et 23 % des volumes vendus (la vente directe demeure le principal circuit de distribution avec 41 % des volumes).

5 % des volumes consommés à Paris

Confiée à Agrex Consulting, l’étude a été menée à Paris et Toulouse auprès de 83 points de vente parisiens et 17 toulousains. Elle révèle que la part des vins bios dans la consommation a évolué de 2 % en 2010 à 3,7 % en 2016. Un taux qui se porte à 5 % pour Paris. L’offre est largement dominée par l’origine française (à 98 %), un chiffre légèrement supérieur à celui observé dans un rayon traditionnel qui propose en moyenne 5 % de vins étrangers. « En bio, le consommateur est attaché à l’origine française des produits. Et sur l’usurpation d’origine des vins, le bio se battra pour anticiper tous problèmes qui pourraient advenir » commente Patrick Guiraud, président de SudVinBio.

82 % des vins bios sont AOP

L’étude montre également que l’assortiment est à une large majorité (70 %) positionnée entre 5 et 15 euros par cols. « Globalement les prix des vins bios sont légèrement supérieurs à ceux des vins conventionnels mais l’écart n’est pas excessif » commente Benoît Bechet, directeur associé d’Agrex Consulting. Et Patrick Guiraud de préciser : « les prix moyens sont supérieurs parce que la représentation des AOP en bio est supérieure à celle du conventionnel ». L’étude montre ainsi que 82 % des vins bios sont sous AOP.

La répartition de la représentation des différentes régions dans l’offre a aussi été évaluée. Sans surprise, le Languedoc-Roussillon, première région productrice de France avec 954 000 hl (en 2016, un chiffre en fort retrait en 2015), est la première représentée avec 25.8 % de l’assortiment. Le podium est complété par la région Loire avec 15.2 % de l’assortiment au coude à coude avec la Vallée du Rhône avec 15 %. « Au regard du potentiel de la production, la représentation de l’origine languedocienne est un peu sous-représentée » note Benoît Bechet. Il y aurait donc, pour la région Occitanie, encore des places de marché à prendre…

LAISSER UN COMMENTAIRE

Recopier le code :
Processing
© Vitisphere 2018 - Tout droit réservé