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Bilan d’une année d’application du nouveau règlement bio en viticulture
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Bilan d’une année d’application du nouveau règlement bio en viticulture

De la mixité des ateliers à l’implantation d’engrais verts, la France et l’Inao donnent des billes aux viticulteurs sur la manière d’interpréter le nouveau texte européen. Le point sur le Vinitech.
Par Marion Bazireau Le 29 novembre 2022
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Bilan d’une année d’application du nouveau règlement bio en viticulture
Les couverts végétaux sont vivement recommandés mais pas obligatoires en viticulture bio. - crédit photo : Ministère de l'agriculture
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alle comble pour la première conférence du salon Vinitech. Ce 29 novembre à 9h, Nicolas Constant, référent viticulture biologique pour l’Institut français de la vigne et du vin (IFV) y fait le point sur les modifications induites par l’entrée en vigueur le premier janvier dernier du règlement européen bio 2018/848 et de son règlement d’exécution 2021/1165 et la manière dont les viticulteurs doivent les interpréter.

Il aborde d’abord la question de la mixité entre viticulture bio et conventionnelle. « Les viticulteurs doivent commencer la conversion de la dernière parcelle au plus tard 5 ans après avoir entamé celle de la première mais qu’il faut avoir terminé la conversion au bout des 5 ans. Sur un même atelier, la dernière parcelle doit donc entrer en conversion au plus tard 3 ans après la première ».

Nicolas Constant lève par ailleurs le flou sur l’utilisation des adjuvants extemporanés. « Pour le moment tous ceux qui sont homologués sont utilisables en bio si leur usage le permet ». Il en profite pour indiquer que l’Heliosol, qui avait perdu son homologation dans les bouillies fongicides vient de la réobtenir.

Il continue en apportant des précisions sur l’implantation de cultures d’engrais verts légumineuses. « Si certains contrôleurs mettent des avertissements aux viticulteurs qui ne sèment pas de couverts végétaux dans le rang, l’INAO nous a bien assuré qu’ils ne sont pas obligatoires, simplement vivement recommandés ».

Depuis la publication des textes, Nicolas Constant explique que la France a par ailleurs précisé la définition d’ « élevage industriel » concernant les produits de fertilisations. « Les viticulteurs doivent utiliser du fumier issu de fermes bio ou en élevage extensif » détaille-t-il.

Désherbage électrique, traitements UV…

Autres nouveautés issues de la grille de lecture de l’INAO, les possibilités de recourir au désherbage électrique et de lutter contre les maladies à l’aide de méthodes physiques, telles que les UV.

Nicolas Constant rappelle ensuite la fin du régime dérogatoire pour la plantation de pieds certifiés bio au 1er janvier 2037. « Depuis le 25 octobre une note d’information est disponible sur le site de l’INAO pour vous aider dans vos déclarations sur semences-biologiques.org ».

Chargé de mission à l’Institut technique pour l’agriculture biologique (Itab), Paul-Armel Salaün prend le micro pour apprendre à l’assemblée que si le savon noir a été refusé comme substance de base, le chitosan d’origine animal vient être autorisé pour combattre le mildiou et l’oïdium.

Il laisse ensuite la place à Valérie Pladeau, de Sudvinbio, pour un rappel sur les changements dans le volet œnologique et sur les produits d’hygiène de la cave. 

 

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