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Gros moyens pour faire émerger la filière de plants de vigne bio
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PepVitiBio
Gros moyens pour faire émerger la filière de plants de vigne bio

D’ici 2025, les partenaires du projet PepVitiBio veulent fournir un guide de bonnes pratiques aux pépiniéristes pour leur permettre d’appliquer le nouveau cahier des charges européens AB et ne pas laisser les viticulteurs dans l’impasse. 48 essais sont déjà en cours.
Par Marion Bazireau Le 27 juillet 2022
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Gros moyens pour faire émerger la filière de plants de vigne bio
la Chambre d’agriculture et les pépiniéristes travaillent notamment sur le système de production sur table, le paillage de la vigne mère, les faux semis, les engrais verts. - crédit photo : Mercier
S

i des structures travaillent sur la production de plants de vigne bio depuis plus de 20 ans, elles n’ont pour l’heure pas permis de faire émerger de filière.

Or l’étau se resserre. Depuis l’entrée en vigueur du nouveau règlement européen 2018/848, qui exige que tout le matériel de reproduction végétal implanté dans une parcelle soit bio, les viticulteurs bio doivent faire une demande de dérogation sur le site semences-biologiques.org pour planter des plants conventionnels

Et en 2035, plus aucune dérogation ne pourra leur être accordée. Ils devront nécessairement utiliser des plants certifiés.

Pour aider la pépinière française à évoluer, les partenaires* du nouveau projet PepVitiBio veulent, d’ici 2025, lui fournir lui un guide des bonnes pratiques qui lui permettra d’appliquer le futur cahier des charges AB.

Répartis dans les différents bassins viticoles français, aux contraintes variées de climat, cépages, ou pression sanitaire, ils vont tester différents itinéraires techniques pour lever les impasses techniques et réglementaires à la réalisation des plants greffés soudés.

« Nous allons aussi nous atteler à évaluer l’augmentaton du prix des plants produits » détaille Garance Marcantoni, conseillère viticole à la Chambre d’Agriculture du Var et cheffe de file du projet.

48 essais en cours

48 essais étaient déjà en place à la mi-juin. Dans l’Aude, la Chambre d’Agriculture et les pépiniéristes ont par exemple travaillé sur le système de production sur table, le paillage de la vigne mère, les faux semis, les engrais verts.

En plus du cuivre et du soufre, l’huile essentielle d’orange douce, le bicarbonate de potassium et des préparations à base d’extraits végétaux ont été expérimentés pour gérer le mildiou et l’oïdium.

A l’atelier, de la cire a remplacé la paraffine, et le talon des boutures a été trempé dans du lombricompost en substitution à l’hormonage.

Les chercheurs commenceront à présenter leurs résultats dès cet automne avant de les diffuser plus largement en 2023.

 

* : Les Chambres d’Agriculture du Var, de l’Aude, des Pays de la Loire, de Gironde, des Pyrénées Atlantiques, du Vaucluse, plusieurs groupes de recherche en agriculture bio, l’Institut Français de la Vigne et du Vin (IFV), une dizaine de pépinières, l’Institut national de l’origine et de la qualité (INAO), et la Direction générale de l’alimentation (DGAL) en font notamment partie.

 

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