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Porte-greffes et greffons détruits
La grêle fait craindre une pénurie de plants de vigne

Les multiples orages de grêle tombés sur le vignoble depuis le début du mois de juin ont fait de gros dégâts dans les vignes mères de greffons et de porte-greffes. Les pépiniéristes s’inquiètent.
Par Marion Bazireau Le 22 juin 2022
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La grêle fait craindre une pénurie de plants de vigne
Des greffés-soudés après l’épisode de grêle du 5 juin en Savoie. - crédit photo : Syndicat des pépiniéristes savoyards.
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n janvier dernier, les pépiniéristes alertaient sur un taux de reprise au greffage historiquement bas et prévenaient que certaines commandes de pieds de vigne ne pourraient être honorées. 

Les épisodes de grêle viennent empirer la situation. Exemple en Savoie, où la totalité des vignes mères de greffons ont été touchées par les orages ayant déferlé de Chambéry à Albertville. « 90 % des vignes mères de porte-greffes ont également été touchées. 12 hectares de pépinière fraîchement plantés sont anéantis et 28 autres hectares de pépinière sont impactés à divers degrés » détaille Christophe Raucaz, président du syndicat des pépiniéristes savoyards.

20 entreprises sont concernées par des dégâts spectaculaires et 10 à 15 millions de plants de vigne seraient perdus.

Greffage 2023 très complexe

« Le manque à gagner est considérable en termes de perte de chiffre d’affaires alors que les entreprises ont déjà engagé de grosses dépenses » regrette le président, qui ajoute que le greffage de 2023 s’annonce très complexe compte tenu du manque de disponibilité du matériel végétal.

Le syndicat a déjà sollicité les élus départementaux et régionaux, la Direction Départementale des Territoires (DDT), la Chambre d’Agriculture de la Savoie, la Mutualité sociale agricole (MSA), ses partenaires financiers et assureurs pour que ses adhérents soient soutenus dans les prochains mois.

Les professionnels du Loir-et-Cher n’ont pas non plus été épargnés. Lors du déluge du 19 juin, Franck Depond, pépiniériste viticole à Fresnes, a perdu 90 % de ses plants de vignes, après avoir investi près de 700.000 €. « Je n'ai plus rien à vendre » a-t-il indiqué à nos confrères de La Nouvelle République

Le président de la Fédération française de la pépinière viticole David Amblevert a également connaissance de dommages dans une pépinière des Landes et de dégâts chez des professionnels Charentais, suite aux orages d'hier à Bordeaux et à Cognac. Il réclame l'inclusion de la filière dans le dispositif d'assurance récolte et l'augmentation du plafond de la déduction pour épargne de précaution. 

 

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