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Pénurie en vue
Taux de reprise historiquement bas des plants de vignes en pépinière

Les pépiniéristes subissent des taux de perte record et ne pourront pas honorer la totalité des commandes des viticulteurs. En Alsace et en Champagne, la reprise au greffage ne dépasse même pas les 30 %.
Par Marion Bazireau Le 13 janvier 2022
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Taux de reprise historiquement bas des plants de vignes en pépinière
Aucune région viticole n'est épargnée par les mauvais taux de reprise en pépinière. - crédit photo : Auréa
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e millésime 2022 prend déjà une mauvaise tournure pour les pépiniéristes viticoles. « Les taux de reprise au greffage moyens sont historiquement bas, et aucune région n’est épargnée » alerte la Fédération Française des Pépiniéristes Viticoles (FFPV).

Habituellement compris entre 60 et 65 %, ils ne dépassent aujourd’hui pas les 30 % en Alsace et Champagne, « qui en plus ont dû faire face à des attaques de mildiou dues aux pluies importantes », les 40 % dans les régions de Bordeaux et de Cognac ou en Occitanie, et les 48 % dans le vignoble du Centre-Est.

Alors qu’ils connaissaient déjà une pénurie sur certains cépages, et des disponibilités en plants longs limitées, les professionnels payent le printemps maussade, froid et pluvieux de 2021.

Dans ce contexte, « certaines demandes de plants de vigne ne pourront pas être honorées en totalité » prévient la FFPV.

La pression est d’autant plus forte que le plan de restructuration a exceptionnellement été bâti sur un an, avec des incertitudes sur les aides à venir dans le cadre de l'Organisation Commune de Marché (OCM). Au regard des mesures pour la présente campagne, des viticulteurs souhaitent planter avant le 31 juillet 2022 pour être certains de percevoir la prime à la restructuration.

Difficultés d’approvisionnements pour les plants en pot

« A cela s’ajoutent aussi les difficultés de recrutement et pénuries de main d’œuvre accentuées par la COVID-19 qui vont entraver les travaux de récolte de porte-greffes et de greffage de la campagne en cours ».

Dans certaines régions, les pépiniéristes qui voudraient compenser par la production de plants en pot doivent anticiper la difficulté d’approvisionnement en matières premières : pots, terreau, … « malgré l’augmentation des prix qui peut aller jusqu’à plus de 30 % sur certains produits, comme les cires ».

 

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